
Zineb El Ferdaous
Life & Parental Coach certifiée
Sommeil • Parentalité • CNV • Développement personnel
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Instagram : @therestedfamily
Excitation mentale, difficulté à décrocher, sommeil perturbé… Le gaming peut impacter bien plus que le temps d’écran. Zineb El Ferdaous, coach en développement personnel et parentalité, certifiée en sommeil, éclaire ses effets sur le cerveau et le quotidien.
Le gaming peut avoir sa place s’il ne remplace pas le sommeil, les relations, l’école ou le mouvement. L’enjeu est de remettre du cadre, du rythme et de la conscience dans les usages.

Quel impact le gaming a-t-il sur la concentration et la mémoire, surtout chez les jeunes ?
Le gaming n’a pas un impact unique : tout dépend du type de jeu, du temps passé, de l’âge et de l’équilibre global. Certains jeux stimulent la stratégie, la mémoire ou la rapidité de décision. Mais lorsqu’ils deviennent trop fréquents ou très stimulants, ils rendent plus difficile la concentration sur des activités plus lentes. Le cerveau s’habitue à un rythme rapide et le quotidien peut sembler moins attractif.
Pourquoi a-t-on plus de mal à décrocher mentalement après une session de jeu ?
Le jeu ne s’arrête pas toujours quand on éteint l’écran. Le cerveau reste stimulé après la partie, au score ou au niveau suivant. Les jeux immersifs maintiennent une forte stimulation mentale. Le soir, cela rend la transition vers le calme plus difficile : le corps est fatigué, mais le cerveau reste en “alerte”.
Le cerveau peut-il devenir dépendant à cette stimulation rapide et constante ?
Oui, il peut s’y habituer. Le sujet n’est pas le jeu, mais la perte de contrôle. Quand le jeu prend le dessus sur le sommeil, l’école ou les relations, il faut être attentif. Tous les jeunes qui jouent ne sont pas dépendants : ce qui compte, c’est l’impact sur le quotidien et la capacité à s’autoréguler.
Quels signes montrent que le gaming commence à affecter l’équilibre mental ?
Les signes apparaissent souvent dans la vie de famille : irritabilité, conflits autour du temps de jeu, fatigue, isolement, baisse de motivation ou mensonges. Il faut observer si le jeu prend la place du sommeil, du lien, du mouvement ou de l’école.
En quoi le gaming perturbe-t-il le sommeil, notamment lorsqu’on joue le soir ?
Le sommeil dépend d’un équilibre hormonal. Le cerveau a besoin d’obscurité et de calme pour produire la mélatonine. Or, les écrans envoient un signal d’éveil et les jeux stimulent le système nerveux. À cela s’ajoute la perte de notion du temps. Résultat : endormissement retardé, sommeil agité et réveil difficile.
Quels sont les effets d’un sommeil de mauvaise qualité sur la santé mentale et physique ?
Un mauvais sommeil impacte tout : concentration, mémoire, humeur, gestion des émotions, immunité et appétit. Chez les jeunes, on observe plus d’irritabilité, d’impulsivité et parfois des difficultés scolaires. Le sommeil reste un temps essentiel de régulation.
Combien de temps avant de dormir faut-il éviter les écrans et les jeux vidéo ?
Idéalement, arrêter au moins une heure avant le coucher. Pour les enfants sensibles ou après des jeux stimulants, plutôt 1h30 à 2h. Le cerveau a besoin de temps pour redescendre.
Quels conseils concrets donner pour préserver un sommeil sain malgré le gaming ?
Poser un cadre clair sans conflit : heure de fin fixe, éviter les jeux stimulants le soir, garder les écrans hors de la chambre, privilégier les espaces communs. Respecter aussi l’âge des contenus. Prévoir une transition calme après le jeu : douche, lecture, discussion. La cohérence reste essentielle.










