Je suis femme, je suis peut-être maman, quoi qu’il en soit je suis adulte et je connais ce sentiment qui remonte de mon centre physique lorsque j’ai été brimée, soit parce que « pas assez… », soit parce que « trop… ». Ça vous parle ?

Pour ce mois de mai 2026, cette chronique est dédiée aux jeunes filles, celles qui passent des examens, du baccalauréat et plus. Ces demoiselles donnent tout depuis des années pour arriver à cette étape décisive de leur vie : l’examen de passage ou d’entrée, vers le prochain level de leur construction professionnelle. Autour d’elles, probablement un bon nombre d’encouragements, qu’ils soient tout pleins de douceur venant du cercle intime familial, amical, voire amoureux. Mais également des « peaux de bananes », parfois même d’une finesse brillante, qui ne font pas de bruit et qui réduisent à petits pas l’estime que ces jeunes filles ont en elles. Il peut s’agir d’un regard rabaissant, d’un surnom pour « être cool » injuste, d’un silence inexpliqué qui dure, ou pire : d’une trahison. Ici, je viens de retracer 4 des 5 blessures identifiées par Lise Bourbeau comme étant celles qui empêchent d’être soi-même. D’un point de vue enfant, on pourrait se dire que le temps calmera cela. Mais en tant qu’adulte on se souvient tous de l’une de ces situations de notre jeune âge, voire de l’époque du lycée. Qui n’a pas croisé une ancienne connaissance du lycée et a longtemps hésité à la saluer de peur qu’elle soit toujours celle d’antan ?…
Le Décodage : Le plexus solaire, ce carrefour de votre puissance d’être
Entre 18 et 25 ans, être réceptrice de ces comportements, c’est rentrer les épaules, c’est regarder systématiquement au sol, c’est crisper le diaphragme. Là est notre sujet de décodage. Lorsqu’on subit le jugement ou la trahison, le diaphragme se fige en position haute, vers le haut de la cage thoracique. C’est une réaction de protection, qui crée un blocage physique et empêche l’oxygène d’atteindre le bas des poumons. Résultat : un signal permanent de danger est envoyé au cerveau, qui stresse davantage, et c’est le cercle vicieux. La posture « refermée » n’est pas de la timidité, c’est le corps qui essaie de se rendre invisible pour ne plus être touché. Le problème ? En se rendant invisible, on éteint aussi sa confiance et sa capacité à réfléchir clairement, parfois aussi durant l’examen. Redresser le plexus, ce n’est pas être arrogante, c’est libérer la voie pour que votre intelligence puisse s’exprimer.
Le Rituel : 3 outils pour rester forte pendant les examens
1. La posture de conquête (Avant l’épreuve) : Dans un endroit calme, tenez-vous debout, les bras levés en « V » vers le ciel, menton légèrement soulevé. Respirez ainsi 2 minutes. Ce geste simple fait baisser physiquement le taux de stress et indique à votre système nerveux que vous êtes en sécurité et en pleine possession de vos moyens.
2. Le point de calme (Pendant l’épreuve) : Si le stress monte devant votre feuille, posez une main sur votre sternum (au milieu de la poitrine). Prenez trois inspirations par le nez et expirez très lentement par la bouche. Cela force votre diaphragme à redescendre et débloque instantanément l’accès à votre mémoire.
3. Le regard à l’horizontale : Entre deux questions, redressez votre dos et fixez un point droit devant vous (pas le sol, pas votre copie). Relever la ligne des yeux change votre chimie interne et casse la posture de soumission du « plexus fermé ».
L’Invitation au mouvement
Votre valeur est là, dans votre structure, prête à s’exprimer dès que vous vous autorisez à vous libérer. La yoga-thérapie vous offre ces clés pour que, face à l’examen, vous ne soyez pas seulement une tête qui réfléchit, mais un corps qui affirme sa présence. De tout cœur avec vous !










