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Etude de l’impact du modèle ANEER – Fondation Zakoura pour l’Education

By décembre 1, 2022 Actu, Société

En vue d’enrichir le débat et l’échange autour de son engagement pour le développement du préscolaire au Maroc, la Fondation Zakoura pour l’éducation présente les résultats de l’étude de l’impact de son modèle ANEER (2016-2021) sous le slogan « Un préscolaire de qualité, c’est possible ! »

Le préscolaire au Maroc représente un enjeu de taille pour Al Madrassa Al Watania. Encore plus, sa généralisation demeure de loin un réel challenge pour que cette école marocaine soit le sanctuaire de l’égalité des chances. L’offre éducative au Royaume est bien en deçà de la demande, ce qui accentue les inégalités, essentiellement en milieu rural.

C’est en conséquence dans ce cadre que s’inscrit l’initiative de la Fondation Zakoura pour l’Education (FZE) de lancer en 2015 l’ANEER. Il s’agit d’un programme ambitieux ayant pour objectif principal, la généralisation du préscolaire dans les zones rurales les plus marginalisées du pays. De ce fait, et dans le but d’effectuer une lecture critique et constructive des résultats du modèle, la Fondation Zakoura a mené une étude d’impact du modèle durant la période 2016 – 2021. Cette analyse approfondie ambitionne deux types d’objectifs. Un objectif général consistant à évaluer l’impact du modèle PCZ (Préscolaire Communautaire Zakoura) dans un souci d’amélioration continue. Des objectifs spécifiques qui consistent à évaluer les caractéristiques socio-éducatives, économiques et communautaires de l’impact, à la lumière de la mise en œuvre des 65 unités au niveau national ; effectuer une analyse critique du mode opératoire ; identifier les zones de fragilité pour explorer de nouvelles pistes de résilience du modèle actuel.

Ceci étant, après une opérationnalisation de la stratégie tracée en 2015, la fondation Zakoura souhaite effectuer une lecture intégrée du modèle afin de positionner ses résultantes dans le contexte actuel qui connaît des mutations structurelles notamment avec la volonté institutionnelle de généraliser le préscolaire. En fait, l’étude d’impact consiste à adopter une approche participative et itérative en impliquant l’ensemble des parties prenantes à savoir : les parents, les éducatrices, les équipes opérationnelles et pédagogiques, les équipes du pilotage, les enseignants et les associations. L’étude a englobé trois phases : une phase d’analyse documentaire des politiques publiques, études, rapports d’activités, statistiques…, une phase qualitative avec 36 entretiens semi-directifs et focus groups (équipe centrale, équipe de mise en œuvre, éducatrices et les parents et la phase quantitative avec la consultation de 52 parents, 39 associations et 50 éducatrices. Cette approche dans la perspective d’apporter une lecture objective et multidimensionnelle des retombées éducatives, psychosociales, économiques et communautaires escomptées de la mise en œuvre des 65 unités au niveau national.

L’étude est structurée à travers quatre principaux leviers de mise en œuvre : l’épanouissement des enfants, l’appui à la parentalité positive, la cohésion communautaire et le pilotage des unités. Il s’agit également d’effectuer une analyse critique du mode opératoire afin d’identifier les axes de succès et les zones de fragilité pour explorer de nouvelles pistes de résilience du modèle actuel.

En d’autres termes, l’étude d’impact consiste à apporter des réponses pragmatiques aux questionnements de l’opérationnalisation ; en ce qui concerne l’impact, quelle est la contribution du PCZ depuis son démarrage en 2015 à la rétention scolaire et à la réduction de la déperdition scolaire de l’enseignement de base au niveau des zones d’intervention? Ou encore dans quelle mesure les programmes ont contribué à la préscolarisation des enfants ? Est-ce que les dispositifs pédagogiques mis en œuvre s’adaptent aux spécificités socioculturelles des populations cibles ? Quel est l’impact engendré à travers les moyens techniques et pédagogiques mis en œuvre? L’innovation est-elle prise en compte ? Quel est l’impact du programme d’éducation parentale visant à renforcer l’engagement et l’implication des parents dans l’éducation de leurs enfants ? Quel est le niveau d’adhésion de la société civile locale pour devenir un vecteur de pérennité des unités mises en œuvre? Et bien d’autres questions.

Les résultats de cette étude d’impact du modèle ANEER 2016-2021 font état des réalisations suivantes : 65 unités implémentées ; 20 Millions MAD de fonds levés pour l’équité éducative ; 163 éducatrices formées recrutées ; 10 Régions couvertes ; 23 communes rurales couvertes ; 11 unités implémentées par année ; deux éducatrices par unité.

Durant cette même période, ANEER a permis la formation et l’encadrement de 16 000 enfants, dont 8 014 filles (50% des bénéficiaires). Soit en moyenne 2 600 enfants intégrés par an. Notons que le niveau d’appropriation des acquis d’apprentissage atteint 70% et il est de 74% au niveau d’appropriation des acquis comportementaux. La moyenne d’absence des enfants est de 0,6%. Le taux des parents convaincus par la plus-value du préscolaire communautaire est de 95%. Le taux d’appropriation des parents des bonnes pratiques éducatives s’élève à 93%.

En conclusion, on peut dire que l’opérationnalisation de la feuille de route du PCZ a permis la consolidation d’un mode opératoire efficace permettant une prise en charge efficiente des processus amont et aval d’implantation des unités. Au fil des interventions territoriales, les équipes de la fondation ont acquis une expertise considérable en matière d’opérationnalisation des projets de développement local, d’autonomisation économique des femmes et d’ancrage des bases de la protection de l’enfance. La fondation a pu consolider une base de données des acteurs locaux (collectivité territoriale, notables, acteurs institutionnels, société civile… etc.) permettant de faciliter la mise en œuvre des nouveaux projets.

De quoi s’offrir une nouvelle Génération ANEER avec davantage de détermination, de mobilisation et d’engagement pour une équité éducative à forte valeur ajoutée pour la petite enfance marocaine. Oui, « Un préscolaire de qualité, c’est possible ! ».