fbpx

Entretien avec Pr Nadia Zinoun, gynécologue obstétricien

Après 9 mois de grossesse, votre bébé est prêt à venir au monde. Un processus physiologique, long et complexe, aboutit à la naissance de votre enfant. Les explications de Pr Nadia Zinoun, gynécologue obstétricienne.

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les indications de la césarienne ?
Il y a ce que l’on appelle les césariennes programmées, c’està- dire que pour une raison médicale, le gynéco fixe à la patiente la date d’accouchement. Les indications de ces césariennes sont une présentation anormale : oblique ou siège chez la primipare, un placenta bas inséré, un utérus bicicatriciel, une grossesse multiple, une hypertrophie foetale, etc. Il y a aussi les indications lors du travail, comme l’apparition d’une anomalie : ralentissement du rythme cardiaque foetale, dilatation qui ne progresse plus, tête qui reste haute et ne s’engage pas, apparition d’une hémorragie…

Quand a-t-on recours aux extractions instrumentales ?
L’extraction instrumentale est proposée quand la dilatation du col n’avance pas parce que le col est spasmé ou lorsque la patiente ne supporte pas la douleur occasionnée par les contractions. Les instruments utilisés pour aider au dégagement du bébé sont la ventouse, le forceps ou les spatules ; chaque gynéco ayant ses habitudes et préférences. On y a recourt quand on voit que la tête est bien engagée et que la phase d’expulsion a duré plus que d’habitude, alors le gynéco utilise un instrument pour raccourcir cette phase et par conséquent éviter une souffrance néonatale inhérente à cette phase prolongée.

A quel moment procèdet- on à un déclenchement artificiel du travail ?
Là aussi, il y a des indications médicales : soit il s’agit d’un dépassement du terme, soit que la patiente est porteuse d’une pathologie associée à la grossesse : HTA gravidique, cardiopathie, diabète… Dans ces cas, on extrait en général vers 39 semaines, voire plus tôt, si l’état du couple mère-enfant le nécessite. Le déclenchement consiste à placer une perfusion d’ocytocine qui a pour but de générer des contractions chez notre patiente.

Peut-on prévenir la survenue d’accidents néfastes pour la mère et le bébé lors de l’accouchement ?
Actuellement, avec les moyens modernes de surveillance, on a pu éviter plusieurs accidents qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital de la mère et de son enfant. Mais malgré tous ces moyens, et même dans les pays les plus médicalisés, la mortalité maternelle et néonatale n’est pas nulle car il existe des accidents imprévisibles et souvent mortels, comme l’embolie amniotique ou l’hémorragie cataclysmique.