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Diadji Diop
Fraternité, à partir du 7 octobre au Comptoir des Mines Galerie Marrakech

By octobre 11, 2023 Actu

“L’œuvre appelle un monde brassé où la couleur de la peau ne serait plus un facteur de discrimination. À l’heure où les frontières se ferment un peu partout dans le monde, cette sculpture est une invitation au voyage, au rêve et à l’utopie.” Diadji Diop

Diadji Diop (Né en 1973)
“Passé, présent…? Partie 2”, 2020
Sculpture en résine
270 × 110 × 55 cm
Exposition “Distance Ardente”, Musée MRAC Occitanie, Saison Africa2020

 

Le Comptoir des Mines est heureux de dévoiler son exposition أخُُوة Fraternité de l’artiste francosénégalais Diadji Diop.

Cette exposition inédite exploitera plusieurs espaces du Comptoir des Mines, tout au long d’un parcours abordant des sujets forts qui érigent l’urgence de l’union et l’en-commun.

Immigration, dignité ou encore spiritualité sont ainsi les fruits de recherches qu’a menées l’artiste dakarois, ces deux dernières années entre Paris, Dakar, Marrakech et Tétouan.

Ainsi, trois ans après sa première collaboration avec le Comptoir des Mines, lors de l’exposition « Distance Ardente », s’étant tenue en 2020 au MRAC Occitanie, Diadji Diop réalise la plus grande exposition individuelle de son cursus, au Maroc où il partage avec nous ses réflexions intimes sur le sens du mot « fraternité ».

Enfant d’un autre Sud, Diadji « donne corps » à ce mot أخُُوة, Fraternité et enrichit le lexique des expressions plastiques connues au Maroc avec des personnages, habités d’une sérénité infinie, qui traversent les épreuves du monde avec beaucoup d’effort et d’empathie.

Petites, simples effigies, jaillissantes, colossales, monumentales… à travers plus d’une vingtaine de sculptures présentées lors de cette exposition, Diadji Diop propose une lecture permettant une rencontre forte avec des figures puissantes à la couleur vive et à la sérénité déroutante.

“Ce 7 octobre, j’ai le plaisir de partager avec les publics qui se rendront au Comptoir des Mines, les œuvres de Diadji Diop. Des œuvres qui révèlent beaucoup de choses sur un ensemble de valeurs, mais aussi de questionnements propres aux sociétés dites du Sud et les relations qu’elles entretiennent entre elles. Cette collaboration avec Diadji ; au-delà des œuvres et du timing menant à son exposition ; est un voyage en terre de fraternité qui efface les différences perceptibles et qui opposent les gens pour ne montrer que les valeurs qui peuvent encore les rassembler.” Hicham Daoudi Fondateur et directeur du Comptoir des Mines Galerie

Diadji Diop (Né en 1973)
“Naaw Naan”, 2023
Sculpture en résine époxy
170 x 478 x 235 cm
“Exposition Fraternité”, Comptoir des Mines Galerie

Diadji Diop (Né en 1973)
Spiritualité I, 2023
Sculpture en résine époxy
80 x 184 x184 cm
“Exposition Fraternité”, Comptoir des Mines Galerie

Diadji Diop (Né en 1973)
Human race?, 2023
Sculpture en résine époxy
84 x 107 x 115 cm
“Exposition Fraternité”, Comptoir des Mines Galerie

 

Diadji Diop (Né en 1973)
…dans le bonheur VII, 2023
Format III, Sculpture en résine époxy
94 x 275 x 50 cm
“Exposition Fraternité”, Comptoir des Mines Galerie

Diadji Diop (Né en 1973)
Renaissance, 2023
Sculpture en résine époxy
225 x 185 x 495 cm
“Exposition Fraternité”, Comptoir des Mines Galerie

Projets récents

| 2022

Campagne anti-covid de l’Union Européenne

À la demande de l’Union Européenne, Diadji Diop illustre la lutte contre la maladie au travers d’une sculpture s’inspirant des gestes et de l’esprit des jeux olympiques, incarnant l’effort de vaincre des menaces mondiales. Elle fût inaugurée dans la cour du siège de l’université de Milan, Via Festa del Perdono.

14e Édition de la Biennale de Dakar

Présentée pour la 14e édition de la Biennale de Dakar, la sculpture de Diadji Diop questionne les rapports de force à l’échelle de la société et invite à se libérer des entraves économiques et politiques. Si l’homme est rouge, c’est qu’il exprime tout haut ce qui coule dans les veines de chacun. Une matière qui exprime l’indicible tout en affichant le commun et l’humain.

| 2020/2021

Saison Africa2020 au Musée MRAC Occitanie

L’artiste Diadji Diop questionne les liens entre passé et présent dans une œuvre qui tend à réactiver la mémoire des soldats des anciennes colonies. Ainsi des figures, aux formes réalistes, viendront défier les frontières temporelles et matérielles en traversant les murs et les sols. Son œuvre est un appel au dialogue, au partage, par-delà la couleur de peau.

 

| 2018

13e Édition de la Biennale de Dakar

Le Président du Sénégal Macky Sall a inauguré cette édition nommée « L’heure rouge » avec trois nouveaux pavillons nationaux : le Rwanda, la Tunisie et le Sénégal. Parmi les artistes sélectionnés pour le Pavilion du Sénégal, Diadji Diop et son œuvre monumentale « Renaissance ». L’édition a réussi la promotion d’initiatives locales à l’international.

« Il est urgent de désapprendre l’Afrique. De la reconstruire avec des outils neufs et ces outils-là ne peuvent être que ceux de la contemporanéité. », explique Simon Niami, curateur de la Biennale de Dakar (2018).

| 2009/2011

Du Palais de l’Élysée au Musée National de l’Histoire de l’Immigration

Produite à la demande du conseiller culturel du Palais de l’Élysée à l’occasion des journées du patrimoine, « Dans le bonheur », de l’expression française « Nager dans le bonheur », est une invitation au rêve intérieur. Exposée dans les jardins du Palais de l’Élysée de 2009 à 2011, « Dans le bonheur » fait désormais partie de la collection du Musée National de l’Histoire de l’Immigration. Elle est aujourd’hui visible à l’entrée du Palais de la Porte Dorée dans le 11e arrondissement parisien.

“À un moment donné, une question s’est imposée : ‘’à qui je m’adresse ?’’ Est-ce que je m’adresse uniquement à mes semblables ? Ou à tout être humain ? Et comment ? La réponse se trouve dans le choix de la couleur que nous avons tous en commun, celle qui est sous la peau. Ce qui fait qu’aujourd’hui, mes sculptures sont principalement rouges.”

Diadji Diop
“Dans le bonheur”, 2009
Sculpture en résine
150 × 700 cm
“Les Journées du Patrimoine”, Jardins du Palais de l’Élysée (2009)

Musée National de l’Histoire de l’Immigration, Palais de la Porte Dorée, 11e, Paris (2011)

 

Entretien avec Diadji Diop par El Hadji Malick Ndiaye,
Paris 2017, in Mamadou Diouf et Maureen Murphy, Déborder la négritude.
Arts, politique et société à Dakar. Dijon, Les presses du réel, 2020, p. 227.

Diadji Diop, sculpteur. Galerie Bellechasse, dans le 7e arrondissement de Paris. © Camille Millerand/J.A.

Né en 1973 à Dakar, Sénégal
Vit et travaille à Paris

Diadji Diop est arrivé en France en 1994 avec l’intention de se former au dessiné animé. Il découve les multiples possibilités de la sculpture en classe préparatoir, ce qui l’amène à changer de voie. Sa passion pour le dessin animé et le cinéma a toujours alimenté son travail, que ce soit dans le choix du réalisme ou dans ses installations, parfois narratives. Il obtient son diplôme avec les félicitations du jury en 2001 et participe à l’exposition des Félicités en 2002.

Artiste de renommée internationale, Diadji Diop laisse son empreinte indélébile dans le monde de l’art. En 2009, sa présence marque les Journées Européennes du Patrimoine à l’Élysée. En 2017, il suscite un enthousiasme unanime lors de sa participation à la prestigieuses foire d’art de Palm Beach à Miami. En 2022, une nouvelle œuvre monumentale émerge, surprenante, sur le toit du bâtiment du centre d’art Mikado MJC CS à Annecy, dans le cadre de la Biennale de Lyon. Diadji Diop s’impose comme l’une des figures incontournables de la Biennale de Dakar, en 2018 et en 2022, où une de ses pièces majeures, « Naw Naan », se distingue, attestant de son talent inégalé dans l’art contemporain.

Ses œuvres ont été exposées dans divers lieux prestigieux, parmi lesquels, la galerie Emmanuel Perrotin, la Villette, le Festival d’art visuels d’Abidjan, le Molitor à Paris ou encore le Musée National de l’Histoire de l’Immigration à Paris.

Son travail artistique explore des thèmes tels que l’identité, l’exil et la violence, en privilégiant les formes réalistes pour questionner les relations humaines. Il révèle les intériorités douloureuses sans jamais sombrer dans la pathos, avec une combinaison d’humour, de force et parfois de dérision. Son œuvre est un appel au dialogue et au partage, transcendant les différences de couleur de peau, de frontières et de haine.

“À l’origine, le projet est une promesse aux scènes artistiques émergentes : faire la différence en offrant les moyens d’expression et le soutien dont elles ont besoin. Ainsi, de nombreux artistes ont rejoint l’aventure dans ce lieu où ils peuvent poser leurs valises, concrétiser leurs projets et délivrer leurs langages artistiques.” Hicham Daoudi Fondateur et directeur du Comptoir des Mines Galerie

Comptoir des Mines Galerie

Fondée en novembre 2016 par Hicham Daoudi, Comptoir des Mines Galerie s’impose sur la scène artistique nationale et internationale, appréciée pour son bâtiment iconique art-déco des années 30, sa présence, sa direction et ses initiatives artistiques.

Situé dans Gueliz, la nouvelle ville de Marrakech, l’espace d’exposition s’étend sur 1 500 m² : les deux ailes du bâtiment s’élèvent sur deux étages abritant plusieurs appartements convertis en espaces d’exposition et résidences d’artistes, le toit-terrasse a été repensé pour accueillir divers événements de la programmation tels que des vernissages et événements artistiques, le hangar – avec 9 mètres de hauteur sous plafond, invitant à la monumentalité.

À l’origine, le projet est une promesse aux scènes artistiques émergentes : faire la différence en offrant les moyens d’expression et le soutien dont elles ont besoin. Ainsi, de nombreux artistes ont rejoint l’aventure dans ce lieu où ils peuvent poser leurs valises, concrétiser leurs projets et délivrer leurs langages artistiques.

Depuis, le projet s’est inscrit comme un espace d’art et d’expressions contemporaines qui pose un regard objectif sur la société, ses défis et ses aspirations, tout en soulignant ses disparités, ses contradictions et ses particularités culturelles. Un espace d’art qui accueille et promeut des artistes issus de territoires parfois oubliés qui nous invite à repenser notre modernité et nos modèles socioculturels.