
«Pendant quelques minutes, j’ai oublié les préparatifs, le stress et toute l’organisation. J’ai simplement profité du bonheur d’être là.»
Depuis l’enfance, Sara Bennani rêvait de son entrée en amariya. Un moment suspendu entre émotion, tradition et émerveillement. Quelques minutes seulement, mais une émotion si forte qu’elle continue aujourd’hui encore à lui donner des frissons.
«Je me suis sentie comme une princesse. J’avais rêvé ce moment pendant des années.»

Après l’émotion de l’entrée en amariya, les regards échangés avec son mari resteront parmi les images les plus précieuses de cette journée.
S’il y avait un moment que j’attendais plus que tous les autres, c’était celui-là.
Depuis toute petite, je regardais les mariées faire leur entrée en amariya avec des étoiles dans les yeux. J’imaginais ce qu’elles ressentaient à cet instant précis. Je rêvais secrètement qu’un jour ce soit mon tour.
Pendant des mois, j’ai pensé à cette entrée. Pas pour ce qu’elle représente aux yeux des autres, mais pour ce qu’elle signifiait pour moi. C’était le passage entre les préparatifs et le moment où tout devenait réel.

Quelques minutes seulement, mais l’un des souvenirs les plus forts de toute la célébration.
Lorsque les portes se sont ouvertes, j’ai immédiatement senti quelque chose changer.
Tout ce qui occupait mon esprit depuis des mois a disparu d’un seul coup.
Les listes, les rendez-vous, les décisions, le stress, les imprévus… plus rien n’existait.
Je me souviens surtout des regards. Ceux de ma famille. Ceux de mes proches. Ceux des personnes qui avaient partagé toute cette aventure avec nous.

À cet instant, je n’étais plus la future mariée qui organisait un mariage. J’étais simplement une femme profondément heureuse de vivre ce moment entourée de ceux qu’elle aime.
C’est probablement le souvenir le plus intense de toute cette journée.









