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tant qu’à vivre cachés vivons yoga

By novembre 16, 2020 Bien-être

Par : Ftom Yoga

La vie est faite de dualités; le jour est opposé à la nuit, le noir au blanc, l’amour au désamour et pourtant ces éléments se complètent pour former ce que l’on nomme L’Équilibre. Un terme bien présent dans la pratique Yoga dont tout l’enjeu est bien de trouver le juste milieu, où se rejoignent le soi sociétal et le soi tout court. Le confinement pourrait, par là même, vivre en dualité avec le dé-confinement, qui arrivera bien un jour non encore définit, mais certain ! Les plus réticents à notre mode de vie actuel trouvent le temps de plus en plus long; tandis que les plus résilients ont adopté de nouvelles habitudes, jusqu’à fin de période de pandémie. Vous l’aurez bien compris, il y a un équilibre en toute chose, un point de juste milieu, résultant de la compensation entre deux éléments opposés.

 

Dans le monde du Yoga, on a la chance d’avoir des textes – Yoga Sutras de Patanjali – qui traitent de cette stabilité et des outils qui peuvent nous y mener. Chez les adeptes de la méditation à la posture du guerrier, on travaille sur soi d’abord avant de se permettre de juger l’autre ou de se prétendre apte à le/la corriger. On met en place des préceptes à appliquer à soi pour vivre en harmonie avec soi-même, on développe aussi quelques réflexes comportementaux pour épouser au mieux le chemin du bon vivre avec les autres.

Les Yamas ou comment vivre en harmonie avec l’entourage
Dompter ses ardeurs, sa spontanéité est parfois difficile encore plus en période de vulnérabilité. Un enfant, jusqu’à ses 5 ans environ, agit encore à l’instinct selon ses sensations et toujours dans un but ultime d’amusement. Mais avec qui ? Avec les autres voyons ! Et pour que ça se passe bien cet enfant va mettre en application, de façon inné, ce que Patanjali nous apprend à nous adultes – qui par moment perdons notre âme d’enfant.
1. Parce qu’il veut s’amuser, garder un maximum de copains, il évitera la bagarre ! Ce petit appliquera la non-violence tant via les gestes que les mots. Violenter l’autre aboutit très souvent à un retour encore plus violent et voilà qu’on entre dans un cercle vicieux d’attaque/défense sans fin, avec pour seul résultat … la souffrance. Cette dernière peut nous mener à un mal-être impactant notre productivité au travail, nos relations avec nos proches mais aussi sur notre état de santé.
2. Parce qu’il ne voit pas pourquoi il compliquerait les choses, l’enfant choisira de dire la vérité, ou de la taire avant de se retirer. Choisir la vérité pour simplement être vrai dans nos rapports les uns avec les autres. On ne peut aimer tout le monde ni être aimé de tous, mais on peut se comporter avec respect et calme pour affirmer sa position au sein d’un groupe en étant en accord avec nos convictions et choix.
3. On a tous quelqu’un qui possède plus de richesses que nous, que ce soit de l’ordre de l’affect ou du matériel ou encore de l’intellect. Si l’on applique le désintéressement pour être davantage focus sur ce que l’on possède, on mesurera sa chance et son bonheur dans 95% des cas. Être en accord avec soi-même permet d’être aligné pour trouver le juste milieu, notre bien-être.
4. Paraît-il qu’il est préférable de boire sa soupe ni trop chaude ni trop froide… être dans l’extrême avec l’autre est inutile, être dans la modération est constructeur et nourrissant. Une réaction excessive peut mener à de la violence verbale voire comportementale donc à un mal-être.
5. Si je vous demande de faire la liste des dix éléments les plus essentiels à votre existence, il est possible que plusieurs d’entre vous n’arrivent même pas à en trouver six. On dit que dans l’absolu l’être humain a besoin d’être couvert (vêtu), d’avoir un toit, de la nourriture et du sommeil; le fait d’éviter les possessions inutiles permet plus de place à ce qui nous rend réellement heureux. Le vieillard ne pleure-t-il pas plus de nostalgie des beaux moments de vie humaine, que du bateau qu’il sortait certains week-end ? …
Mai 1968 étant trop lointain, je ne prônerais pas le mouvement Peace and Love, mais je recommanderais d’éviter les sources de souffrances et donc la violence au sein d’un groupe. Ce serait déjà avancer sur le chemin du bien vivre ensemble.

Les Niyamas ou comment être aligné avec soi-même
Dénigrer une blessure elle deviendra un handicap, éviter une préoccupation elle reviendra de plus belle… c’est l’Effet Boomerang. Être sincère avec soi-même sans attendre demain, adopter des réflexes pour s’éviter de la souffrance, c’est appliquer les Niyamas, ces règles de conduite avec soi pour trouver le bien-être à long terme.
1. Être clair dans ses pensées et ses actes, d’abord pour gagner du temps parce que mentir prends bien plus de temps, ensuite pour éviter de tergiverser et de courir le risque de nager à contre-courant. Une manière simple de faire est de tout poser par écrit sur une feuille blanche, en bullet point, pour un raisonnement mathématique et logique; il n’y a pas de diplomatie qui tienne ici puisqu’on s’adresse à soi-même et pour soi-même.
2. La vie n’est pas un long fleuve tranquille… et à en voir les fleuves dans la réalité ils sont soit secs soit plutôt agités ! Le mieux est peut-être de choisir d’être cette goutte qui fait partie du tout pour être en paix avec ce qu’on vit. Loin de l’esprit fataliste, une simple clairvoyance et une acceptation de l’existence d’une force suprême à qui s’en remettre lorsqu’on ne sait plus quoi faire pour avancer et être heureux.
3. Notre quotidien est un combat, avec des objectifs personnels mais aussi professionnels et ce parfois sans fin. Si tu fermes les yeux, que tu décides de te connecter à ton fort intérieur pour ressentir l’être que tu es à la source, tu sauras exactement ce dont tu as besoin pour être bien. Et bien il est utile de se réjouir sans désirer plus ou autre chose. Plus d’attention, plus d’amour pour soi, plus de temps, plus de liberté d’être…
4. Bien évidemment tous ces conseils ne pourraient avoir de la valeur s’ils étaient simples à appliquer 24/24h, 7/7J… c’est pourquoi Patanjali nous recommande de les pratiquer avec ardeur, parce que Rome n’a pas été construite en une journée et qu’un bébé ne marche pas dès sa première tentative.
5. Observer l’autre, le juger, l’analyser et lui dresser son profil on sait faire !… Celui/celle qui vit yoga cherche à apprendre à se connaître et à agir dans le mouvement de la vie. On est bien peu de choses, mais parce qu’ON EST on peut ÊTRE LA VIE.
Il est possible qu’il faille beaucoup d’humilité pour se rappeler qu’un autre point de vue peut être tout aussi valable. Il est bon de se remettre en question pour tirer le meilleur de soi-même et participer ainsi à assurer son propre bien-être. Cet écrit était un moment de lecture – que j’espère simple et pratique – pour que vous gardiez le sourire d’ici janvier 2021. Il est du ressort de chacun de choisir ce que l’on accepte d’entendre, de voir, de goûter, de sentir et de laisser entrer dans nos vies. Personne ne s’impose à nous, il est ainsi nécessaire de faire un travail sur soi pour vivre en harmonie avec les différentes personnalités que l’on a choisi d’intégrer à notre entourage.
Namaste – Ftom Yoga