
Dans notre quotidien souvent surchargé, nous entravons souvent notre respiration, et tout l’organisme peut en être impacté. Retrouver une respiration complète devient essentiel. Pour cette chronique mensuelle, premier rendez-vous d’une série en trois épisodes, Yasmina Daoudi, Sophrologue Caycédienne et experte en gestion du stress, vous explique les facteurs pouvant appauvrir votre respiration.

Pourquoi respire-t-on mal aujourd’hui sans même s’en rendre compte ?
Notre corps sait respirer depuis notre naissance.
Pourtant, notre société du “faire”, souvent au détriment de “l’être”, tend à entraver notre respiration.
Respirer mal ne signifie pas manquer d’air, mais plutôt avoir une respiration incomplète. Nous respirons sans vraiment remplir nos poumons, et le diaphragme (ce muscle sous les poumons, essentiel à une respiration profonde) est peu sollicité.
Résultat : une respiration suffisante pour vivre, mais pas pour maintenir pleinement notre équilibre physique, mental et émotionnel.
Aujourd’hui, plusieurs facteurs expliquent cette respiration appauvrie :
– Le stress (ponctuel ou répété) : met le corps en état d’alerte et impose une respiration rapide, courte et peu ample, qui mobilise surtout le haut de la poitrine.
– La sédentarité et le manque d’exercice physique : le corps bouge moins, ce qui n’affaiblit pas seulement les muscles, mais limite aussi petit à petit notre capacité à respirer profondément. Le diaphragme et la cage thoracique perdent de leur souplesse, et la respiration devient plus haute et plus courte.
– Les mauvaises postures prolongées devants les écrans (ordinateur et Smartphone) : dos voûté, épaules enroulées, la cage thoracique se ferme et la respiration devient restreinte.
– Les émotions négatives refoulées ou persistantes : quand colère, tristesse, peur ou état d’anxiété s’installent ou sont retenues, elles peuvent bloquer le souffle et rendre la respiration plus courte, irrégulière ou saccadée.
– Les vêtements trop serrés : ils compriment le thorax ou l’abdomen et empêchent le diaphragme de descendre librement.
– Certains aliments ou boissons : boissons gazeuses, repas lourds ou aliments favorisant les ballonnements peuvent exercer une pression sur le diaphragme et limiter la respiration.
– La déconnexion du corps : en étant constamment dans le mental, on perd le contact avec ses sensations.
Résultat
On ne corrige plus sa posture, on tolère des vêtements trop serrés, on ignore une respiration bloquée… et le souffle reste superficiel, sans régulation.






