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Nabil Ayouch à la tête du jury du Festival du Caire, une première marocaine

By octobre 19, 2026 Actu

Il a filmé les enfants des rues de Casablanca, les aspirations de la jeunesse et les femmes qui cherchent à prendre leur place. En novembre, Nabil Ayouch portera son regard sur les œuvres d’autres cinéastes : il présidera le jury de la compétition internationale du 47e Festival international du film du Caire, prévu du 11 au 20 novembre 2026. Une première pour un réalisateur marocain.

À ses côtés siégeront l’actrice chinoise Fan Bingbing, le réalisateur germano-syrien Ameer Fakher Eldin, l’actrice égyptienne Ghada Adel, la réalisatrice belge Laura Wandel et l’ingénieur du son britannique Paul Davies. Ensemble, ils décerneront notamment les Pyramides d’or et d’argent. Créé en 1976, le rendez-vous cairote s’apprête ainsi à accueillir un président dont le cinéma interroge depuis près de trente ans les fractures sociales et les désirs d’émancipation.

Avec Ali Zaoua, prince de la rue, sorti en 2000, Nabil Ayouch racontait l’enfance privée de refuge. Dans Les Chevaux de Dieu, présenté à Un Certain Regard à Cannes en 2012, il retraçait le chemin de jeunes de Sidi Moumen vers les attentats de Casablanca de 2003. De Much Loved à Razzia, puis de Haut et Fort à Everybody Loves Touda, son œuvre fait entendre des personnages qui se heurtent aux normes, aux inégalités et aux silences de la société. La musique y tient aussi une place, du rap comme espace d’expression à l’aïta portée par Touda.

Cet engagement se prolonge au-delà de la réalisation. À travers Ali n’ Productions, Nabil Ayouch accompagne notamment les films de Maryam Touzani, parmi lesquels Adam, Le Bleu du caftan et Calle Málaga. Il a également créé la Fondation Ali Zaoua pour favoriser l’accès à l’art et à la culture des jeunes issus de quartiers défavorisés. Alors que Le Caire s’apprête à l’accueillir, le cinéaste prépare déjà son prochain long métrage, Cours, et sans tristesse.