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Dans la vie active le jour, dans les livres le soir…

By avril 22, 2019 Bien-être

Il y a mille et une raisons de vouloir ou devoir interrompre ses études pour se lancer dans la vie active, il y en a tout autant de reprendre cursus. Mais performer en entreprise le jour et étudier le soir n’est pas toujours simple. Quelles sont les options et les sacrifices que cela implique? On fait le tour de la question avec Hind Lfal, qui a combiné ses responsabilités de cadre dirigeante marocain tout en réussissant son MBA.

 

 

Trois solutions
La formation par correspondance : Une formule qui permet d’étudier dès que son emploi du temps le permet, sans se déplacer. Les cours sont envoyés par voie postale ou par E-learning, des exercices ou des devoirs bénéficiant d’une correction individualisée préparent à l’examen.
Les cours du soir : Une bonne option pour acquérir de nouvelles compétences ou se remettre à niveau. Les cours, en groupe, sont généralement donnés à partir de 19h.
La formation professionnelle : Dans un monde qui ne cesse d’évoluer, elle s’impose pour rester à jour. Il s’agit ici de travailler tout en étudiant le week-end ou plusieurs jours d’affilée. Une formule qui demande une forte motivation, une grande organisation ainsi que le soutien de sa famille et son employeur.

 

Hind Lfal, maman de 3 enfants et cadre dirigeante au sein d’un grand groupe marocain, a suivi, en marge de ses responsabilités professionnelles un Executive MBA à l’Essec (Paris). Elle partage avec nous son expérience.

Depuis quand souhaitiez-vous faire un MBA?
Je voulais le faire en sortie d’école mais j’ai eu une formidable opportunité d’emploi chez Arthur Andersen, un cabinet de conseil leader à l’époque. Je pensais que j’allais pouvoir travailler 5 ou 6 ans et repartir pour mon MBA mais, entre ma vie familiale et le travail, cela n’a pas été aussi simple. Le déclic a eu lieu il y a 4 ans. Après 20 ans de carrière, j’ai ressenti le besoin de me rafraîchir les neurones, de me mettre à jour sur certains concepts nouveaux, notamment tout ce qui touche aux activités digitales et numériques. J’avais également besoin de refaire un point sur les outils de gestion d’équipe, de motivation, de leadership, etc. afin de continuer à avoir du souffle pour ma carrière professionnelle

Avez-vous obtenu aisément l’adhésion de votre entreprise?
Mon employeur était très réceptif à ma demande et m’a même encouragé et je l’en remercie énormément car sans son soutien, je n’aurais jamais pu le faire.
Un MBA est en même temps un formidable challenge et un outil de motivation exceptionnel pour les managers. La décision a pris un peu plus de deux ans. Ce n’était pas tant pour une question de conviction mais plutôt de logistique et d’organisation. Vu mon niveau de responsabilité et ma vie familiale, il fallait que je trouve le programme en adéquation avec mes contraintes.

Quelles ont été les implications de cette formation au quotidien?
Le MBA a duré du 18 mois. J’avais des déplacements un week-end sur deux à Paris en plus des immersions aux Etats-Unis, à Singapour et en Inde. Les cours demandent énormément d’heures de préparation, sans compter les travaux individuels ou en groupes, ainsi qu’un projet entrepreneurial et un projet social à réaliser pendant ces 18 mois. Cela m’a demandé de gros sacrifices ainsi qu’à mon mari, mes enfants, mes parents et mes collaborateurs qui devaient prendre le relais pendant mes jours d’absence.

Quel message souhaiteriez-vous lancer aux femmes qui liront cet article?
J’avoue que c’était très fatigant mais je le referais 1.000 fois. Le MBA est un formidable outil de networking qui manque souvent aux femmes, en plus des compétences et connaissances qu’il apporte.