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Cinépsy Maroc 2024

By janvier 18, 2024 janvier 19th, 2024 Actu

« États limites face à la famille » et « Cultures face aux délires », sont les deux thèmes qui seront abordés durant le Cinépsy Maroc 2024 qui se tiendra les 9 et 10 février prochains à la Faculté de Médecine. Durant deux journées complètes, des films documentaires seront projetés et permettront d’amorcer des échanges, dans un langage simple et sans tabou, entre les familles, les professionnels de la santé et des spécialistes marocains et internationaux.

Cinépsy Maroc revient pour une 6e édition qui, suite aux demandes énoncées par les familles, abordera deux thèmes. Le vendredi 9 février sera consacré aux états limites (aussi appelés borderline), et le samedi 10 février, les échanges aborderont la dimension culturelle dans la perception des pathologies mentales et dans leurs traitements.

Plateforme unique en Afrique et dans le monde arabe, Cinépsy Maroc instaure un environnement bienveillant où psychiatres, psychologues et cadres infirmiers marocains et étrangers répondent, en toute simplicité, aux questions des non-professionnels de la santé mentale, tout particulièrement les familles, les patients atteints de pathologies mentales. Les journées sont ponctuées de projections de films documentaires réalisés par des soignants, des patients ou des professionnels de l’audiovisuel qui n’ont qu’un seul et même but : raconter des histoires où les acteurs principaux sont les malades qui s’expriment souvent avec une authenticité touchante. À l’inverse de nombreuses fictions cinématographiques – qui ne véhiculent pas la réalité des pathologies mentales, au risque de les stigmatiser -, les documentaires sélectionnés témoignent des réalités vécues par les patients, les familles et les soignants et visent à favoriser une meilleure compréhension des pathologies

 

États limites face à la famille

De nombreuses familles sont confrontées aux comportements borderline des adolescents, majoritairement des adolescentes qui portent atteinte à leur corps (scarification, tatouage, troubles alimentaires, prise de toxiques, d’alcool), testant ainsi leurs propres limites avant de tester inconsciemment celles des parents et plongeant les adultes autour d’eux dans le plus grand désarroi. Que faire et que ne pas faire ? Que dire et que ne pas dire ? Quand faut-il faire appel à un professionnel de la santé mentale ? Quels leviers amorcer, quelles stratégies élaborer pour délier les tensions ? Voici quelques-unes des pistes de discussion qui seront soulevées le vendredi 9 février avec des spécialistes nationaux et internationaux.

 

Cultures face aux délires 

Selon notre background culturel, des éléments de réponse se mettent en place face aux pathologies mentales. Avant que la psychologie et la psychiatrie ne viennent apporter des réponses scientifiques aux pathologies mentales, diverses solutions étaient mises en place pour conjurer le mal (incantations ou récitations aux pouvoirs magiques, sacrifice d’un poulet, usage du plomb pour soigner une dépression…). Les anciens ont su appréhender des réactions humaines pour soigner. Or si beaucoup d’entre nous ont connu des cas où cette « médecine parallèle » a eu des résultats bénéfiques, certains « traitements » peuvent être agressifs, dangereux, voire délirants. Comment dénouer des croyances culturelles profondément enfouies ? Peut-on concilier ces croyances et les nouvelles connaissances médicales pour améliorer l’état des patients atteints de pathologies mentales ? Autant de sujets qui seront abordés le samedi 10 février.