Cancer au Maroc : comment éviter les retards et les ruptures dans le parcours de soins ?

By novembre 5, 2026Actu

Du premier symptôme au suivi après les traitements, chaque étape compte. À Casablanca, médecins, associations de patients et experts se sont réunis pour réfléchir aux moyens de rendre la prise en charge du cancer plus rapide, plus simple et mieux coordonnée.

Crédit photos : visuels fournis par les organisateurs.

 

Les participants à la rencontre consacrée à la sécurité des soins en oncologie, organisée à Casablanca par Les Amis du Ruban Rose et Roche Maroc.

Lorsqu’un cancer est suspecté, le temps qui sépare les premiers symptômes du diagnostic, puis du début du traitement, peut avoir des conséquences importantes. Mais pour les patients et leurs proches, les difficultés ne s’arrêtent pas là : rendez-vous successifs, démarches administratives, coordination entre spécialistes et suivi à long terme font aussi partie du parcours.

C’est autour de ces enjeux que l’association Les Amis du Ruban Rose, en partenariat avec Roche Maroc, a organisé une rencontre le 31 octobre à Casablanca, réunissant professionnels de santé, associations de patients et experts du numérique.

Des délais qui peuvent peser sur la prise en charge

Malgré les réformes engagées dans le système de santé marocain, des retards peuvent encore survenir entre la première consultation, le diagnostic et le début du traitement.

Pour le Pr Chakib Nejjari, économiste de la santé, il est essentiel de mieux mesurer ces délais afin d’identifier les difficultés et d’améliorer la coordination des soins.

Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de limiter les obstacles géographiques, financiers et administratifs, pour que chaque patient puisse bénéficier d’un accompagnement continu, quel que soit son lieu de résidence.

Les intervenants du panel consacré au numérique et à l’amélioration du parcours des patients.

Le numérique peut-il simplifier le parcours des patients ?

Autre sujet abordé : le dossier médical électronique partagé. Pour une personne atteinte de cancer, souvent suivie par plusieurs spécialistes, un meilleur partage des informations médicales pourrait faciliter la coordination des consultations, des traitements et du suivi.

Le Pr Najib Al Idrissi, spécialiste de la santé digitale, a notamment défendu l’idée d’un parcours numérique adapté à l’oncologie, intégrant également les démarches de remboursement pour éviter d’ajouter des contraintes administratives à la maladie.

Une piste prometteuse, à condition de garantir la confidentialité des données médicales et la sécurité des systèmes utilisés.

Au-delà des technologies, cette rencontre a rappelé une priorité : permettre aux patients d’accéder au bon diagnostic, au bon traitement et au bon suivi, sans interruption inutile.

La rédaction de Famille Actuelle