
Entre une chanson culte des années 80 chantée dans le salon familial et les rythmes improvisés au bendir de sa grand-mère, The Leila construit une identité musicale nourrie de passerelles invisibles. La transmission, chez elle, se vit comme un écho entre générations, entre modernité et mémoire.
The Leila
De ma mère, j’ai reçu la force d’avancer.
De ma grand-mère, le rythme qui bat dans ma musique
Quel souvenir lié à votre mère symbolise le mieux l’héritage féminin que vous avez reçu ?
La chanson Fame d’Irene Cara est devenue très spéciale pour moi à travers une anecdote qui m’a profondément marquée.
Un jour, adolescente, je regardais un film dans le salon. Ma mère s’est arrêtée quelques minutes et m’a dit : «Tu me rappelles moi à ton âge. J’étais accro à une série qui ressemblait beaucoup à ce film.» Je lui ai demandé le nom. Elle m’a répondu : Fame. C’était exactement le film que je regardais, une adaptation de 2009 de la série des années 80.
Puis, spontanément, elle s’est mise à chanter la chanson. J’avais 16 ans. Je ne savais même pas qu’elle écoutait de la musique en anglais. Ce moment a créé une passerelle magique entre nous. Depuis, cette chanson symbolise ce lien inattendu entre nos générations.
Quel message souhaitez-vous adresser aux femmes qui se battent chaque jour ?
Se battre chaque jour pour atteindre un objectif est déjà une victoire.
La vraie réussite, c’est de connaître sa valeur et de continuer malgré les obstacles. La motivation ne sera pas toujours là, mais la discipline est la clé du changement.
Ne baissez jamais les bras.










