fbpx

À Bouskoura, Stellantis teste une station capable de recharger les voitures grâce au soleil

By septembre 16, 2026 Actu, Article-Auto

Et si une voiture électrique pouvait être rechargée là où aucune borne — ni même aucun raccordement au réseau — n’est disponible ? C’est précisément ce que Stellantis expérimente au Maroc avec une station de recharge entièrement alimentée par l’énergie solaire, désormais installée au Motor Village Bouskoura.

Compacte et autonome, la station associe une ombrière équipée de panneaux photovoltaïques à un système de batteries qui stocke l’électricité produite. Résultat : l’énergie accumulée pendant les heures d’ensoleillement peut aussi être utilisée une fois la nuit tombée. Avec ses quatre points de recharge, l’installation peut alimenter chaque jour jusqu’à huit véhicules hybrides rechargeables ou trois voitures 100 % électriques.

Le projet pousse aussi la logique de réemploi un peu plus loin : le système de stockage utilise des batteries de micromobilité Stellantis réemployées. Et la station ne se limite pas aux voitures. Deux prises classiques de 230 V permettent également de brancher des solutions de micromobilité.

L’intérêt de cette technologie tient surtout à sa mobilité. Conçue pour fonctionner sans raccordement au réseau électrique, elle pourrait à terme trouver sa place dans des endroits où installer des bornes traditionnelles reste compliqué : zones rurales ou isolées, plateformes logistiques, sites de travail éloignés ou établissements hôteliers. Pour l’heure, il s’agit encore d’une expérimentation : Stellantis et l’entreprise marocaine Solar Power vont tester le dispositif pendant un an afin d’observer son fonctionnement en conditions réelles et de recueillir les retours des utilisateurs.

Et le projet a une histoire très marocaine : l’idée est née d’un ingénieur de Stellantis basé au Maroc, dans le cadre de Star*Up, le programme d’intrapreneuriat du groupe qui permet aux collaborateurs de développer leurs propres projets. De Bouskoura à des territoires moins bien équipés, cette première station servira donc de test grandeur nature avant d’envisager un éventuel déploiement plus large.