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Professeur Omar Sefrioui,
gynécologue

On a beau être moderne, la sexualité reste toujours un sujet délicat. Peur de heurter les sentiments de son amoureux, de passer pour une bombe sexuelle ou au contraire une grande coincée. Et avec les hauts et les bas de la grossesse, c’est encore pire. Grâce au professeur Omar Sefrioui, gynécologue, on explore sans tabou ce côté de la grossesse qui ne devrait pas être si obscur.

 

 

 

 

 

«La sexualité, c’est naturellement une affaire de couple» rappelle en préambule le docteur Omar Sefrioui. Or la grossesse est loin d’être vécue de la même façon pour un homme ou une femme et leur perception évolue également très différemment tout au long de la grossesse.

Au premier trimestre
Techniquement, avoir des relations sexuelles normales durant les trois premiers mois de la grossesse ne pose aucun souci, sauf que certaines femmes sont sujettes à des problèmes digestifs, des tensions mammaires ou de petites douleurs pelviennes. A cela s’ajoute parfois la crainte de perdre le bébé, surtout pour celles qui sont enceintes pour la première fois. Dans tous ces cas, le désir est loin d’être exacerbé! Pour l’homme par contre, c’est très différent. A ce stade, ils sont peu nombreux à réellement intégrer la grossesse.

Au second trimestre
Les 4ème, 5ème et 6ème mois sont souvent les plus agréables pour une femme enceinte. Les soucis digestifs et les tensions mammaires baissent. Elle commence aussi à sentir le bébé bouger et ne se sent pas encore trop lourde. Cependant, l’envie et la libido sont tout à fait variables. C’est souvent à cette période que l’homme prend réellement conscience de la grossesse et certains font un blocage parce qu’ils ont l’impression qu’il y a une troisième personne qui est un peu «au milieu de leurs ébats amoureux ». Rappelons que l’enfant est tout à fait isolé, bien protégé et enveloppé dans sa membrane amniotique!

Au troisième trimestre
A partir du 7ème mois, la femme se sent plus lourde et il faut être un peu plus imaginatif pour trouver des positions qui offrent un vrai confort sexuel à chacun. Sauf contre-indication médicale (voir encadré), les études sont claires. Avoir une vie sexuelle normale pendant la grossesse n’a pas d’incidence sur un risque d’accouchement prématuré. Elle a surtout des conséquences positives pour le couple.