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Mon petit garçon de 5 mois, allaité au sein, ne prend pas suffisamment de poids. Dois-je songer à l’allaitement mixte?
Si votre bébé ne grossit pas assez, en dehors de toute pathologie, ceci est ennuyeux, car on craint toujours pour la santé de l’enfant, et on pense à l’adjonction de compléments de lait artificiel. Ce qui finit tôt ou tard par entraîner une baisse de la lactation de la mère. Vous devez regarder votre bébé : est-il souriant, éveillé, en bonne santé ? Mouille-t-il ses couches plusieurs fois par jour? Si c’est le cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Si le bébé a réellement une prise de poids insuffisante sur plusieurs mois, s’il est apathique, abattu, s’il ne mouille pas ses couches, si on repère des signes de déshydratation, là il faut examiner plusieurs choses. Ce qu’il faut savoir, c’est que le lait est toujours assez riche. Le problème vient en général d’une insuffisance de lait, qui est toujours réversible. Ce «manque » de lait est logiquement consécutif à une stimulation insuffisante de la lactation. Il faut être attentif aux signaux de faim, qui ne sont pas toujours des pleurs, mais parfois des signaux beaucoup plus subtils, auquel cas, la solution est simplement d’observer son bébé et de le mettre plus souvent au sein et de pratiquer l’hyperalternance, c’est-à-dire, dès que le bébé commence à téter plus mollement, on le change de sein, et ainsi de suite, le faisant téter plusieurs seins, si on peut dire. La lactation redeviendra suffisante en deux jours environ. Le tout étant de savoir que si on choisit comme solution d’ajouter un autre lait artificiel, le sein sera moins stimulé et la lactation diminuée d’autant, et de plus le bébé pourra risquer une confusion sein-tétine. Faites-vous confiance : si vous désirez continuer l’allaitement, évitez à tout prix cette solution de facilité et prenez patience, cela marchera et le bénéficiaire dans l’affaire, ce sera votre bébé.

 

Je vais bientôt accoucher. Dois-je choisir moi-même mon pédiatre et est-il tenu d’être présent lors de l’accouchement?
Bien entendu vous pouvez très bien choisir votre pédiatre. Il suffit d’avertir votre gynécologue et l’équipe de la maternité où vous allez accoucher. Je vous conseille de rendre visite à votre pédiatre avant l’accouchement en vue d’une consultation prénatale. Cette consultation fera le point des éléments à surveiller et vous permettra de poser les questions pour lesquelles vous n’avez pas trouvé de réponse.La présence du pédiatre lors de l accouchement est importante. Son examen du nouveau-né va permettre d’évaluer la vitalité, le comportement, et de rechercher d’éventuelles anomalies non détectées en échographie foetale, ou dès les premières minutes de vie. Il va examiner votre nouveau-né, appareil par appareil. A l’issue de ce premier examen «clinique», et en fonction des antécédents maternels (grossesse, accouchement) d’éventuels examens complémentaires (biologiques, radiologiques, échographiques) pourront être demandés.

 

Ma petite fille est âgée d’un an. Elle pèse 10 kg pour 70 cm. Sa courbe de croissance est-elle normale ? Que doit-elle manger pour bien se développer?
La surveillance de la croissance du nourrisson et de l’enfant se fait grâce aux courbes de taille, de poids et de périmètre crânien que votre pédiatre remplira dans le carnet de santé. Ces courbes permettent aux parents et au médecin de faire un suivi de l’enfant. Le poids et la taille de votre fille sont normaux pour son âge. Au delà de un an, on recommande de :
– Remplacer le lait 2e âge par un lait de croissance. Il est conseillé d’utiliser ce type de lait jusqu’à 3 ans. Une quantité quotidienne de 500 ml est nécessaire. Il est préférable de ne pas dépasser 800 ml/j.
– Ne pas dépasser 30g de viande ou poisson ou un oeuf par jour.
– Éviter les fritures.
– Tous les légumes peuvent être utilisés, en dehors des légumes secs non mixés (après 18 mois).
– Tous les fruits peuvent être utilisés.
– Proposer des céréales ou féculents à chaque repas.
– Éviter le grignotage entre les repas. – Proposer uniquement de l’eau pure.
– Limiter les sucreries, sirop, sodas.

Ma fille (14 mois) a eu une hernie ombilicale. Le nombril ressort toujours (la peau est distendue). Que peut-on faire pour corriger ce problème esthétique?
Une hernie ombilicale est due à un défaut de fermeture de l’orifice ombilicale. Elle est fréquente chez le nourrisson, ne s’étrangle jamais et guérit spontanément avec la croissance dans plus de 90% des cas. Aucun traitement n’est nécessaire avant l’age de 2 ans. Au-delà, seule la persistance d’une hernie volumineuse n’ayant aucune tendance à se fermer peut conduire à une cure chirurgicale. Dans les autres cas, il est encore possible d’attendre que l’hernie continue de se former spontanément.

Ma fille, âgée de 8 mois, a des selles trop liquides. est-ce à cause de la diversification alimentaire?
La diarrhée aigue est l’apparition brutale des selles très liquides et trop nombreuses (consistances et fréquences). En général on considère qu’il y a diarrhée aigue à partir de 4 selles liquides par jour chez un enfant ayant un transit antérieur normal. Associant parfois fièvre et/ou vomissement. En cas de diarrhée, il faut arrêter le lait classique et le remplacer par un lait de régime pendant quelques jours, associés avec des sels de réhydratation SRO (sels de réhydratation orale). La réintroduction alimentaire doit se faire le plus tôt possible.

Mon fils de 18 mois refuse de boire du lait. Y-t-il des produits de substitution pour remplacer le lait et éviter les carences?
Si votre fils refuse vraiment le lait, il faut utiliser des produits laitiers tels que des yaourts, du fromage, des crèmes desserts, et enrichir ses plats avec du lait ou de la crème, ou du fromage. N’oubliez pas qu’à cet âge, les laitages restent essentiels à la croissance car ils sont source de calcium. A NOTER : 1 yaourt =185 mg de calcium =2 petits suisses à 40% de mg = 130 à 150 ml de lait = 100 à 120 mg de calcium assimilable.

 

Ma fille suce son pouce en dormant, elle a trois ans. Ne risque-t-elle pas de se déformer le palais?
La succion du pouce chez l’enfant correspond souvent à un petit malaise psychologique; (troubles affectifs, ennui). Pour y remédier, aucun traitement miracle ; redoubler d’attention envers l’enfant (ce qui ne veut pas dire surprotection) lui parler, le distraire, essayer de remplacer la succion lors du sommeil par un autre rite (peluche par exemple) car effectivement, cela comporte des risques de déformation du maxillaire supérieur et donc de traitement orthodontiques ultérieurement.

Ma fille, âgée de 2 ans, ne parle pas encore. Elle entend et comprend ce qu’on lui demande. Que me conseillez-vous?
Il existe une grande variabilité dans l’âge de début d’apparition du langage, dans sa rapidité d’enrichissement et dans l’acquisition de sa maîtrise totale. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une variabilité individuelle normale, analogue à celle que l’on rencontre pour toutes les fonctions en développement. Ailleurs toutefois, la situation se situe au-delà du physiologique, et l’on parle alors de trouble du langage. Même en tenant compte de ces variations individuelles, il est des limites au-delà desquelles on doit considérer la situation comme anormale. Nous avons ainsi défini de façon arbitraire un certain nombre de paramètres utiles dans la pratique quotidienne et dont l’existence permet de parler de retard dans le développement du langage. Ce sont : – l’absence complète de langage à 18 mois – l’absence d’association de mots à 24 mois – l’inintelligibilité de la production langagière au-delà de 24 mois – l’absence de construction syntaxique au-delà de 36 mois – la non utilisation du pronom personnel « je « au-delà de 36 mois Devant un enfant qui ne parle pas, qui parle mal, qui paraît ne pas comprendre quand on s’adresse à lui, la démarche du clinicien se fera en plusieurs étapes : La première étape permet d’affirmer le décalage dans les acquisitions langagières par rapport aux normes établies pour l’âge de l’enfant. La deuxième étape consiste à éliminer un certain nombre de pathologies qui empêchent la structuration du langage par l’enfant avant d’affirmer qu’il existe un trouble spécifique du langage. La construction du langage par l’enfant est une construction active : l’enfant entend, analyse et fabrique son propre langage ; il a besoin d’entendre, d’écouter, de pouvoir déduire, d’avoir envie de communiquer. Pour affirmer un trouble spécifique, il faudra donc : – éliminer une surdité – éliminer un trouble envahissant du développement – éliminer une déficience mentale Dans un troisième temps, il faudra typer le trouble spécifique. Ce n’est qu’au terme de cette démarche rigoureuse que l’on pourra proposer une conduite thérapeutique et une pédagogie adaptée. donc pour votre enfant un examen pédiatrique est nécessaire en premier. Il faut s’inquiéter chez un enfant : – de 2 ans qui ne parle pas du tout. – de 3 ans qui ne fait pas des phrases de 3 mots. de 4 ans qui déforme les mots et les sons et n’a pas un langage aisé. – de 7 ans qui ne lit pas correctement, ou qui confond les lettres, ou qui bégaie.

Un bébé qui pèse plus de 4 kilos à la naissance deviendra-t-il un enfant en surpoids?
Un nouveau-né pèse 3,5 kg en moyenne et mesure de 50 à 53 cm. Ce chiffre est significatif et subit de grandes variations même entre frères et soeurs. Le poids normal du nourrisson se situe entre 2,6 et 4,3 avec une moyenne de 3,2 kg. En effet, votre bébé grossit de 25 à 30 grammes par jour les 3 premiers mois, soit 800 g à 1 kg en moyenne par mois, ensuite la prise de poids diminue progressivement. Un bébé: – Double le poids de naissance à 5 mois. – Triple son poids de naissance à 1 an. – Quadruple son poids de naissance à 2 ans. Naître avec un poids de 4 kg nécessite une surveillance à la naissance du fait du risque de chute du taux du sucre et du calcium dans le sang surtout les premiers jours, plus tard un surveillance normale sera nécessaire et ce sont les différents examens et l’analyse de sa courbe de poids et taille avec détermination de l’indice de masse corporelle entre autres qui détermineront s’il y a évolution vers de l’obésité ou non.

Ma fille de 3 ans souffre d’infections urinaires à répétitions. Il y a toujours des récidives en dépit de la prise d’antibiotiques. Que faire?
Normalement les urines sont stériles. L’infection urinaire est fréquente chez l’enfant. Elle touche plus fréquemment la fille que le garçon. Le diagnostic d’infection urinaire est affirmé par l’examen cytobactériologique des urines, l’imagerie joue un rôle essentiel lors du bilan. La répétition des infections urinaire impose la réalisation d’un bilan radiologique complet à la recherche de facteurs favorisants malformation reflux vésico urétérales etc. Chez la fillette, après 2 ou 3 ans, la survenue d’infections à répétition et devant un bilan radiologique sans particularités on recherche avant tout une vulvo-vaginite due souvent à des oxyures (petits vers) ou à un corps étranger. Votre pédiatre saura confirmer ces infections et orienter les explorations nécessaires pour votre enfant.

Mon fils de bientôt trois ans se plaint depuis 3 semaines de vertiges (il dit que la maison tourne.) Cela lui arrive une ou deux fois par jour. Que peut-on faire?
Votre fils de 3 ans présente probablement un vertige paroxystique bénin idiopathique : la crise est brève, dure quelques secondes à quelques minutes, se répète à intervalles variables de quelques semaines à quelques mois. Ce vertige évolue vers la guérison en quelques années ou vers un état migraineux et ce, d’autant plus qu’il existe des antécédents familiaux de migraine. Ce qui est important, c’est que l’examen clinique, en particulier neurologique, soit tout à fait normal entre les crises et il importe, avant de poser avec certitude ce diagnostic, d’éliminer une intoxication médicamenteuse, une exceptionnelle épilepsie à composante vertigineuse, voire une tumeur cérébrale. C’est pourquoi il est impératif que ces enfants voient non seulement le pédiatre, mais également l’ophtalmologue, l’ORL et le neuro-pédiatre.

Mon enfant attrape souvent des otites, je voudrais savoir si cela signifie qu’il faut l’emmener voir un otorhino?
Un enfant qui fait des otites à répétion doit absolument avoir un bilan ORL pour en dépister la cause et la traiter.

Y-t-il un âge idéal pour la circoncision?
La circoncision est une intervention chirurgicale pratiquée en général peu après la naissance, et qui consiste à couper le prépuce (peau du pénis qui dépasse le gland). Le moment idéal pour la circoncision ne fait pas l’unanimité entre les juristes. Certains disent qu’elle doit se faire à la naissance et recommandent de ne pas la faire le septième jour, pour se différencier de la coutume juive. Selon un autre avis, elle peut se faire à l’âge d’un mois ou d’une année voir jusqu’à ce que le garçon atteigne même l’âge de cinq ans, mais déconseille d’attendre davantage. D’un point de vue scientifique, le meilleur âge en l’absence de toute pathologie est juste après que votre enfant fête ses 12 mois.

 

Mon enfant présente au réveil des yeux enflés. S’agit-il d’une allergie ? Sinon, qu’est-ce que cela pourrait être?
Il est possible que votre enfant présente un oedème allergique des paupières, surtout s’il est apyrétique, qu’il s’agit d’un seul oeil atteint, qu’il existe un terrain atopique familial (prédisposition allergique), et qu’on trouve la trace d’une piqûre d’insecte. En revanche, si votre enfant présente un oedème localisé à un seul oeil et qu’il a de la fièvre, il faut alors se méfier d’une ethmoïdite, qui est une affection grave justifiant une consultation pédiatrique urgente. Par ailleurs, si l’oedème des paupières atteint les deux yeux, il faut absolument s’assurer qu’il n’y a pas une affection rénale en procédant alors à un examen des urines de 24 h (protéinurie) pour rechercher la présence de l’albumine, et la doser.

Mon fils qui est âgé de 5 ans fait toujours pipi au lit. Y-a-t-il un traitement approprié?
Le pipi au lit ou énurésie se définit comme la survenue intempestive d’une miction complète et inconsciente chez un enfant de plus de 5 ans, indemne de toute affection organique urologique, neurologique ou psychiatrique. Elle concerne de 15 à 20 % des enfants de 5 ou 6 ans et deux fois plus les garçons que les filles. L’énurésie infantile est un motif fréquent de consultation. L’énurésie est un symptôme et non une entité morbide. Comme tout symptôme, il convient de le resituer dans le contexte psychoaffectif et développemental de l’enfant. Il faut présenter votre enfant a son médecin qui éliminera un problème organique en premier et vous donnera les mesures à entreprendre pour régler ce problème : calendrier mictionnel conseils diététiques et comportementaux vis a vis de votre enfant.

 

Malgré tous mes efforts, ma fille de six ans, n’aime pas manger les légumes. Faut-il, à votre avis, lui donner des vitamines pour compenser le manque?
N’essayez pas de contraindre, d’acheter ni de récompenser votre enfant pour qu’il mange des légumes et des fruits. Pour certains enfants, le fait d’être contraints à manger bousille leur repas. Ils peuvent même perdre tout intérêt à manger. Les enfants peuvent toucher et sentir les aliments, et même les réduire en bouillie. Adoptez le style familial, abstenez-vous de préparer vous-même l’assiette de vos tout petits ou des plus grands. Servez les aliments dans des plats de service déposés sur la table. Les enfants pourront se servir eux-mêmes ou demander les aliments qu’ils veulent. Si vous présentez continuellement de nouveaux légumes et fruits à vos tout-petits, il est fort probable qu’ils soient disposés à y goûter plus tard. Pour éviter la pression qui accompagne l’essai d’un nouvel aliment, servez-le avec des légumes et des fruits familiers. Un nouvel aliment devra être présenté plus de 10 fois à la plupart des enfants avant qu’ils y goûtent. Par conséquent, n’abandonnez pas la partie trop tôt. Les vitamines ne peuvent remplacer les légumes ou fruits et doivent être réserver aux déficits documentés. Il n’existe aucune preuve scientifique montrant qu’ils peuvent améliorer l’appétit de votre enfant

Ma petite fille âgée de 6 ans est trop souvent constipée. J’ai peur que les laxatifs soient dangereux sur le long terme. Que faire?
La constipation est définie soit comme une diminution de la fréquence des selles, soit le passage douloureux des selles. Les enfants de un à quatre ans vont habituellement à la selle une ou deux fois par jour et plus de 90 % d’entre eux vont à la selle au moins un jour sur deux. Lorsqu’un enfant est constipé pendant longtemps, il risque de commencer à souiller ses sous-vêtements. Lorsqu’un enfant reste constipé pendant plus de quelques jours, les selles bloquées peuvent se tasser dans le gros intestin L’expulsion de selles dures et volumineuses devient alors une expérience pénible pour l’enfant, qui évite naturellement d’aller aux toilettes («phénomène d’abstention»). Chez un enfant, la constipation peut résulter d’une modification du régime alimentaire, de la période d’apprentissage de la propreté, d’un voyage ou d’une affection virale. Le traitement de la constipation varie selon la source du problème et l’âge et la personnalité de l’enfant. Certains enfants ne requièrent qu’une modification de leur régime alimentaire, telle qu’une augmentation de la quantité de fibres et de fruits frais ou de leur consommation journalière d’eau. D’autres patients peuvent avoir besoin de médicaments, par exemple, un émollient fécal ou de temps en temps un laxatif. Les émollients fécaux ne créent pas d’accoutumance et peuvent être pris pendant longtemps sans effets secondaires inquiétants. Les laxatifs peuvent, en effet, faire courir aux malades des risques potentiels disproportionnés par rapport à la bénignité de leurs symptômes aboutissant à un tableau clinique grave avec désordres hydroélectrolytiques et nutritionnels parfois majeurs. Il est évident que ce tableau gravissime ne s’observe qu’en cas d’intoxication par les laxatifs, et non pas aux doses usuelles.

 

Mon enfant âgé de cinq ans fait pipi toutes les cinq minutes. Dois-je m’en inquiéter ? Que faire?
Le besoin d’uriner fréquemment (pollakurie) peut ou non s’accompagner de brûlures au cours de la miction, (c’est-à-dire au moment d’uriner), de fièvre voire de pus. Il s’agit alors d’une cystite nécessitant une visite médicale pour une analyse des urines et la prescription d’antibiotiques. Il faut se méfier des cystites à répétition qui peuvent être dues à des anomalies des voies urinaires, en particulier un reflux vésico-urétéral (remontée des urines infectées de la vessie vers le rein) qui peut à la longue, lorsqu’il n’est pas traité, avoir des conséquences graves et destructives pour le rein. L’association de brûlures avec des besoins d’uriner sans pus caractérisent la fausse cystite qui traduit une irritation de voisinage (vulvo-vaginite chez la petite fille, abcès résiduel suite à une apendicectomie ou autre cause que le médecin pourra mettre en évidence après examen clinique et échographique. Les besoins d’uriner fréquents peuvent aussi être associés à un autre trouble de la miction qui porte le nom de miction impérieuse, c’est-àdire le besoin d’uriner soudain avec impossibilité de se retenir : c’est la fuite urinaire que les parents rapportent à tort à l’insouciance de l’enfant qui serait plus préoccupé par son envie de jouer . En fait, les fuites urinaires sont dues à une instabilité ou immaturité de la vessie. Celle-ci, au moment de son remplissage est soumise à des contractions fréquentes, violentes, et le besoin urgent d’uriner sera difficilement contrôlé pour aboutir à la fuite urinaire. Cette immaturité vésicale évolue en général favorablement avec l’âge. Mais si les contractions répétées de la vessie sont trop fréquentes, elles peuvent entraîner une modification de sa structure (vessie de lutte) et /ou des infections urinaires récidivantes voire le reflux vésico-urétéral dont nous avons parlé plus haut. Dans ce cas-là la gêne est telle qu’il faut alors : – faire une rééducation mictionnelle qui consiste à vider la vessie à intervalles réguliers (toutes les 3 heures par exemple). – apprendre à l’enfant à noter les heures où il fait pipi pour qu’il se rendre compte des progrès accomplis. – Enfin avoir recours à un traitement médical approprié pour réduire la fréquence et l’amplitude des contractions de la vessie après s’être assuré que les urines ne soient pas infectées (stérilisation des urines).