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Avoir du goût est déterminant pour un enfant. Car cela aura une influence dans sa façon de manger une fois adulte, donc sur sa santé. Aussi étant donné l’enjeu, pas question d’abimer les papilles de nos enfants. Petits conseils pour les aider à développer leur palais.

 

«Les aliments sucrés et salés doivent être retardés le plus longtemps possible.»

Parce que les bonnes habitudes se prennent tôt, il est indispensable de faire découvrir le goût des bonnes choses sans trop attendre. Aussi, on peut commencer dès 18 mois à proposer la plupart des aliments. A cet âge, les bébés sont très curieux de ce qu’on leur propose dans l’assiette. Mais ce n’est que vers 4 ans que leur goût commence à s’aiguiser et que les habitudes alimentaires s’installent sur le long terme. Toutefois, l’enfant pourra jusqu’à 6 ans passer par des périodes de néophobie en rejetant du jour au lendemain, un aliment qu’il aimait beaucoup, ou bien de refuser de découvrir de nouvelles saveurs. Mais inutile de paniquer, la plus sage des méthodes pour l’amener à diversifier son alimentation est de revenir à la charge, en douceur et en petites quantités.

Pour garantir les saveurs, misez sur la diversité des aliments
Afin de ne pas négliger les apports essentiels, il est important de proposer à chaque repas des céréales ou des féculents. Ils donnent de l’énergie indispensable au cerveau et au reste de l’organisme. Variez les plaisirs en proposant du pain, du riz, des pâtes, des pommes de terre, de la bouillie.
Un laitage à chaque repas sous forme de fromage, de lait cacaoté ou de desserts lactés permettra de consolider leur os. Les légumes frais sont à privilégier lors du déjeuner et du dîner. Chargés de vitamines, de fibres et de minéraux, les légumes facilitent la digestion. Pour éviter la monotonie dans l’assiette, miser sur les couleurs et les différentes présentations, gratins, purée, etc. Cela représente un bon moyen pour les encourager à découvrir de nouveaux goûts et des textures originales. On peut aussi jouer sur des alliances gagnantes, légumes/féculents pour leur faire avaler quelques rondelles de courgettes.
Concernant les protéines animales telles que la viande, le poisson et les œufs, il est préférable de les proposer aux enfants en petites quantités deux à trois fois par semaine. Malgré des apports incontestables en protéines, en vitamines et en fer, les quantités doivent être adaptées à l’âge. La consommation de viandes trop grasses comme le mouton ou les abats est à limiter. Par contre, nos enfants peuvent se rabattre sur les fruits à raison de deux ou trois par jour. Chargés de vitamines, de minéraux et de fibres irremplaçables, les fruits de saison seront appréciés crus, en compote ou pressés. Grâce à leur goût sucré, les enfants ont grand plaisir à les consommer. Enfin les matières grasses telles que le beurre ou l’huile sont à consommer en quantité raisonnable. Maintenant que la pyramide des aliments a été passée au crible, on peut s’intéresser à la composition des menus en équilibrant les repas. Par exemple, si l’enfant a mangé de la viande à midi, il est inutile de lui donner des protéines à dîner. Ne pas lui proposer de nouveau des pâtes ou du riz s’il en a déjà mangé dans la journée.

Les fruits et les laitages, des goûts essentiels
Quant au choix du petit-déjeuner, incontournable pour bien démarrer la journée, il régénère les réserves épuisées pendant la nuit. Pour un p’tit déj’ type, comptez un produit céréalier (tartines ou céréales peu sucrées), un produit laitier (lait, yaourt, fromage blanc) et un fruit (croqué, pressé ou un jus de fruit sans sucre ajouté). Si toutefois les enfants rechignent parfois à prendre leur premier repas de la journée, l’heure du goûter ne se fait pas attendre. Cette collation permettra à l’enfant de reprendre des forces et de patienter jusqu’au dîner. Sans être trop chargé, le goûter doit comporter des fruits et des produits laitiers. Les sucreries, le chocolat et les biscuits sont bien entendus à limiter et ne doivent pas être pris avant les repas. Mais ils doivent rester synonymes de plaisir car éducation gustative rime aussi avec gourmandise.

 

Le point avec la spécialiste

Fouzia Daoudi, nutritionniste.

Quelle est la meilleure façon de développer le palais de nos enfants?
La meilleure façon de développer le palais chez l’enfant doit se faire de façon progressive par les parents, par un apprentissage mettant en jeu les différents sens (odorat, la vue, toucher, l’ouïe). Il s’agit d’une représentation mentale des stimulations que nous transmettent nos sens et pour cela l’enfant a besoin d’être guidé pour diversifier son alimentation et ce sont les parents qui, dans un contexte chaleureux, vont le familiariser avec une alimentation variée à goût, couleur, texture et odeur différente.
Au début, on propose les premières cuillerées de fruits et légumes puis on les propose de façon répétée à petite dose.

A quel âge faut-il commencer?
Les apprentissages au goût se font dès l’âge de 6 mois car les papilles gustatives sont encore très nombreuses et que l’apprentissage est le plus facile. Les aliments sucrés et salés doivent être retardés le plus longtemps possible ; ils ne contiennent rien de nutritif et peuvent être à l’origine d’obésité à l’âge adulte.
Par contre, les fruits et les légumes sont à privilégier pour développer le sens gustatif. Les produits frais sont également préférables car ils gardent leurs richesses en vitamines. Et parmi les exhausteurs de goût, le citron ou une pincée de sel est ce qu’il y a de mieux.
Certains spécialistes disent que des produits comme les chips, les sucettes ou encore le soda sont de réels destructeurs de palais tant ils sont chargés de sel et de sucre. Qu’en pensez-vous :
Trop de sel ou de sucre sont mauvais pour le palais chez le jeune enfant car ils conditionnent le goût et les choix alimentaires futurs ; ainsi l’adulte sera attiré de préférence par les saveurs sucrés ou salés.