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Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une crise mondiale sans précédent. Des milliards de personnes sont aujourd’hui confinées. Le COVID-19 a mis clairement en évidence la nécessité de la culture pour les personnes et les communautés. À l’heure où des millions de personnes sont physiquement séparées les unes des autres, la culture nous rapproche, elle est le lien qui nous unit, elle réduit la distance qui nous sépare. La culture nous apporte réconfort, inspiration et espoir, alors que nous traversons une période d’anxiété et d’incertitude inédites.

La possibilité d’accéder à son patrimoine matériel et/ou immatériel ou de se livrer à une pratique culturelle pro- cure un sentiment d’identité, de dignité et d’autonomie.

En outre, les premières urgences vitales passées, la culture peut être un moteur de reconstruction de l’économie et de la société.
Outil de civilisation productrice de bien-être et du vivre-ensemble, la culture est le seul véritable rempart contre la violence qui naît de l’exclusion, des incertitudes, de l’ignorance mais surtout des distensions sociales. Le contexte actuel de confinement ne manquera pas d’accentuer la distension des liens sociaux et de générer toutes formes de violence.

C’est par la culture que cette violence sera jugulée. La réponse sécuritaire, seule, ne suffit pas à résorber les incompréhensions. Ainsi, dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, force est de constater que la culture a le pouvoir de transformer les sociétés. Ses diverses manifestations enrichissent notre vie quotidienne d’innombrables façons. Le patrimoine constitue une source d’identité et de cohésion pour les communautés perturbées par le changement et l’instabilité économique.

Edifier des sociétés ouvertes, inclusives et pluralistes

Le patrimoine et la créativité participent tous deux à fonder des sociétés du savoir dynamiques, innovantes et prospères.

Voilà pourquoi il est essentiel, pour le développement durable et la sécurité, de prioriser la culture dans les situations d’urgence et de l’exploiter afin de favoriser l’édification de la paix, le relèvement et la réconciliation, ainsi que sa capacité de renforcer la résilience face aux catastrophes. Casa mémoire, association œuvrant dans la promotion de la culture, du patrimoine et la préservation de la mémoire est consciente de l’importance de cette problématique et de sa responsabilité en tant qu’acteur culturel.
Seule une approche du développement centrée sur la diversité, le respect des différences, la transmission intergénérationnelle ainsi que le dialogue entre les cultures peut conduire à des résultats durables, inclusifs et équitables. L’UNESCO, dont Casa mémoire est partenaire à statut consultatif, est persuadé qu’aucun développement ne peut être durable sans une composante culturelle forte.

Un lien sera gardé avec les amoureux de la ville de Casablanca à travers une newsletter qui sera diffusée régulièrement.

Protéger le Patrimoine et favoriser la créativité

Cette situation d’urgence pousse logiquement Casa mémoire à exploiter la culture, le patrimoine et la créativité afin de favoriser la compréhension entre diverses communautés et la réconciliation des citoyens avec leur espace et leur mémoire. Un lien sera gardé avec les amoureux de la ville de Casablanca, en premier lieu, à travers une newsletter qui sera diffusée régulièrement. Une e-formation sera également dispensée aux guides-médiateurs bénévoles qui feront découvrir les trésors de la ville aux Marocains et aux étrangers. Il va sans dire que l’association continue son accompagnement de tout ce qui touche à
la sauvegarde du patrimoine et par là la culture urbaine en élaborant les dossiers d’inscription de bâtiments au patrimoine national.

Pour ce qui est de l’événement phare de l’association, à savoir Les Journées du Patrimoine de Casablanca, une nouvelle formule sera conçue pour accompagner le citoyen dans la réappropriation de son espace et l’aider à le réinvestir autrement après le confinement.