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Il semble bien loin le temps où les hommes regardaient les femmes sportives avec amusement voire avec dédain. Elles ont désormais gagné droit de cité aux Jeux Olympiques où elles représentent 33% des membres du CIO. Pourtant, il a fallu qu’elles se battent, discipline par discipline. Aux Jeux Olympiques de Paris de 1900, où les femmes sont admises pour la première fois, elles ne peuvent concourir qu’en tennis, voile, sports équestres, golf et… croquet. Le combat continue mais elles ont pour elles leurs performances et leur détermination.

 

 

Nadia Comaneci, l’étoile… du totalitarisme
Le monde s’arrête de respirer quand cette gracile gymnaste roumaine obtient, à 14 ans seulement, une note parfaite après sa performance aux barres parallèles aux Jeux Olympiques de Montréal de 1976, une première mondiale. Mais Nadia Comaneci est aussi l’emblème du terrible lien qui unit sport et totalitarisme. Comme bien des jeunes athlètes des pays de l’Europe de l’Est à cette époque, elle n’a que 7 ans lorsqu’elle commence un entraînement surhumain. Elle fait la fierté du dictateur Ceaucescu mais vit, avec sa famille dans des conditions très difficiles. Son évasion du pays, en novembre 1989 fera les gros titres de la presse. Mariée, mère de famille, l’ancienne championne vit désormais aux Etats-Unis. Elle milite actuellement en faveur de la candidature de Los Angeles à l’organisation des Jeux olympiques de 2024.

 

 

Nawal El Moutawakel, l’engagement
A 22 ans, Nawal El Moutawakel est la première femme arabe, africaine et musulmane à remporter une médaille d’or olympique à l’occasion des Jeux de Los Angeles en 1984. Elle s’impose sur 400 m haies et améliore, en même temps, le record d’Afrique. L’image de son sourire radieux lorsqu’elle arbore fièrement le drapeau marocain fait le tour du monde et inspirera bien des jeunes femmes à s’investir dans le sport et à se dépasser à leur tour. Développer la pratique du sport pour tous, tel est son combat lorsqu’elle est nommée, en 1997, par feu le Roi Hassan II, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires sociales chargée de la jeunesse et des sports, avant de devenir ministre de 2007 à 2009. Au sein du Comité International Olympique, elle force l’admiration de ses pairs qui, en 2012, l’élisent comme vice-présidente.

 

Amal Amjahid, le sport, une école de volonté
En Belgique, où Amal Amjahid vit avec sa famille, elle fait l’admiration de tous. Il faut bien dire que ce n’est pas donné à tout le monde d’être, à 24 ans, sextuple championne du monde! Amal se focalise sur ses deux objectifs : «obtenir 10 titres de championnat du monde, le plus haut palmarès jamais obtenu par une femme dans ce sport, et tenter les Jeux Olympiques en 2024, si le ju-jitsu devient, comme il est prévu, une discipline olympique.» Depuis 10 ans, Amal mène un autre combat, une lutte pour l’éducation par le sport et contre la montée des incivilités dans les quartiers. Son association Cens Academy, située à Molenbeek, accueille tous les jours quelque 150 jeunes de 3 à 23 ans. Diverses disciplines sportives sont proposées, en plus de la remédiation scolaire.