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Près de 7 ans après son indépendance, le Maroc accorde le droit de vote aux femmes. Bien qu’ayant la possibilité d’intégrer les rangs de la politique depuis plusieurs années, elles sont toujours confrontées à de nombreuses difficultés d’accès aux postes de décision. De nos jours, on compte un peu plus de 20% de femmes députées.

 

 

Emmeline Pankhurst, une pionnière dans la lutte des droits des femmes
Née à Manchester en 1858, cette Britannique s’est illustrée en créant l’Union Sociale et Politique des Femmes – Women’S Social and Political Union (WSPU). Se concentrant sur des actions concrètes visant l’accès au vote pour les femmes, les actions de la WSPU étaient à l’origine pacifiques. Ce n’est qu’à partir du 12 mai 1905, après le rejet d’un projet de loi sur le droit de vote des femmes et face au faible écho de leur mouvement, qu’Emmeline et ses camarades décident de manifester devant le Parlement et d’entamer des actions violentes qui feront rapidement les gros titres des journaux. Reconnue comme l’une des figures de proue du mouvement alors appelé ironiquement «les Suffragettes», elle a finalement pu obtenir pour les femmes de plus de 21 ans, le droit de vote en 1928.

 

 

Khadija Ryadi, une fervente défenseuse des libertés individuelles
Née en 1960 à Taroudant, Khadija Ryadi a, grâce à son père, eu accès à l’éducation et à la vie militante. Très vite, elle rejoint les rangs de la jeunesse socialiste. Plus tard, elle cofonde le parti Annahj Addimocrati. Elle s’est toujours distinguée par son engagement pour la défense des droits de l’homme, particulièrement les droits économiques et sociaux et dans la lutte pour l’égalité homme-femme. C’est ainsi, qu’en 1998, elle intègre le bureau central de l’AMDH – l’Association Marocaine des Droits Humains – où elle devient la première femme à occuper le poste de présidente de 2007 à 2013. En 2013, à l’instar de Nelson Mandela ou de Martin Luther King, Khadija Ryadi est devenue lauréate du prestigieux Prix des droits de l’Homme décerné par l’ONU.

 

Bouhaida Mbarka, une femme qui fait bouger le Maroc actuel
Titulaire d’un MBA de Hull University à Londres en Angleterre, d’un master en communication de l’université de Toulouse et d’un diplôme de l’Ecole Supérieure de Gestion de Casablanca, Bouhaida Mbarka commence officiellement sa carrière politique en 2007 lorsqu’elle a été élue à la chambre des représentants dans la liste féminine du RNI. Appartenant à la très influente tribu des Aït Lahcen à Guelmin, c’est avec fierté qu’elle a quitté son poste au secrétariat d’état du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime pour se consacrer à son mandat de présidente de la région Guelmim-Oued Noun. Elue le 5 juillet 2019, elle est la première femme à occuper ce poste.