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On dit qu’il n’y a pas d’âge pour tomber amoureux. Et pour certaines et certains, cela peut commencer très tôt. Comment accompagner en douceur les sentiments amoureux de ses enfants et les éventuelles peines de cœur qui, hélas, vont parfois de pair? On fait le tour de la question.

Texte Michèle Desmottes · Photos DR

 

L’amour au fil de l’enfance
3 à 7 ans : les premiers amours
A 3 ans, l’enfant commence à se socialiser en dehors du cercle familial. Il noue donc des relations à l’extérieur de celui-ci, notamment à l’école, et il n’est pas rare qu’il ou elle se retrouve avec un, deux voire trois amoureux ou amoureuses dans la classe! Rien de plus normal, les enfants en maternelle «tombent» fréquemment amoureux les uns des autres, parfois pour une seule journée. Les ruptures et rabibochages sont monnaie courante mais dans la plupart des cas sans importance.
Au primaire, les copains ou rien
Vers 7-8 ans, les bambins se recentrent sur leurs centres d’intérêt et les relations amicales. Pour la plupart d’entre eux, cet âge marque un désintérêt envers le sexe opposé, voir à un rejet. Refus de donner la main, de jouer… là aussi, rien de plus normal, pas besoin de forcer les choses à cet âge.
Au collège, ça se complique!
C’est le temps du premier flirt, voire d’une première rencontre plus ou moins sérieuse. Les parents doivent s’assurer de communiquer sur l’amour et la sexualité, informer sereinement et donner un cadre clair. L’ado, déjà difficile à cerner, peut devenir carrément incompréhensible une fois amoureux ou face à une rupture.

 

Quelques conseils pour gérer les chagrins d’amour
– Le chagrin d’amour peut nous sembler futile, surtout si l’enfant est très jeune. Il convient pourtant de ne pas banaliser ses sentiments et de se montrer concerné car la situation peut être émotionnellement douloureuse. Posez-lui des questions sur ce qu’il ou elle ressent et comment il appréhende les choses.
– Laissez-le s’exprimer librement et ne vous sentez pas obligé de faire de longues tirades pour le consoler. En verbalisant ses émotions et en les interprétant, l’enfant apprend beaucoup sur les relations entre garçons et filles et sur les relations en général.
– Gardez une certaine distance vis-à-vis de la situation. En effet, prodiguer des conseils que votre enfant ne va pas forcément comprendre ou s’immiscer dans sa vie sentimentale peut nuire à la construction de son identité et de son individualité. En tant que parent, vous êtes là pour soulager sa peine, pas pour être son conseiller conjugal!
– Le chouchoutage en tous genres aide à surmonter la peine de cœur. Préparation de petits plats, sortie ciné, invitation des amis à la maison… ça redonne toujours le sourire! Vous pouvez aussi être un peu plus indulgent dans la vie quotidienne, en lui laissant plus de temps sur internet que d’habitude, par exemple.
– Ne dénigrez pas l’élu(e) de son cœur pour essayer de lui remonter le moral. La rancœur ne l’aidera pas à oublier. Aussi, les expressions banales du type «une de perdue, dix de retrouvées» renvoient à des valeurs qui ne sont pas les siennes, et sont donc à éviter.
– Bien que cela peut s’avérer tentant, ne profitez pas du chagrin de votre enfant pour le garder à la maison. L’épanouissement passe aussi par l’interaction avec les autres.