fbpx

Indispensable pour que la grossesse commence, la rencontre de l’ovule avec un spermatozoïde assure la fécondation et permet l’apport du complément génétique paternel. Ainsi, une cellule se forme, puis deux, quatre, huit et ainsi de suite.

Texte Mélanie Wilms · Photos DR

 

 

 

Une fois le retard de règle observé, il est important pour la femme de ne pas tarder à consulter son gynécologue. Lors de ce premier rendez-vous, le spécialiste pourra observer s’il y a bien grossesse et auquel cas, si elle est bien in utero, c’est-à-dire qu’elle démarre à l’intérieur de l’utérus. Cette première échographie permet en outre de s’assurer de la bonne activité cardiaque de l’embryon. Cet examen peut aussi être le moment de constater des anomalies de grossesse telles qu’une grossesse arrêtée ou un œuf clair (un sac sans embryon). Le premier trimestre est marqué par l’échographie de mini-morphologie et de datation qui est pratiquée entre la 11 et la 14 SA. Evénement fort attendu, elle permet à la famille de discerner le fœtus dans sa totalité. A noter qu’à ce moment-là, la femme enceinte ne ressent pas encore de manifestation de son bébé.

Un événement à planifier
Sous contraceptif, une femme a souvent tendance à penser que le délai entre l’arrêt de la contraception et le moment où elle tombera enceinte sera long. Or une fois le contraceptif arrêté, même après des mois ou des années, le délai pour tomber enceinte est de 3 à 6 mois pour 60% des femmes dans des conditions normales, c’est-à-dire hors anomalies telles que des ovaires micropolykystiques ou dystrophiques ou bien encore des perturbations du sperme.

«On conseille aux femmes envisageant de tomber enceinte d’opter pour une consultation préalable afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d’anomalies particulières (anémie, hypertension, diabète, troubles de la thyroïde…) avant d’engager une grossesse. Afin de garantir une grossesse avec le minimum de complications possibles, il pourra lui être recommandé de prendre, avant la conception, certains compléments d’acide folique (B9), de fer, voire d’iode et de vitamine D.»

Des signes avant-coureurs
Dès le début de la nidation et du développement de l’embryon, des mécanismes et des phénomènes se mettront en place afin que le corps de la future mère puisse s’adapter à la grossesse. A titre d’exemple, d’importants changements hormonaux s’opèrent, ce qui a tendance à provoquer, dans les trois premiers mois pas mal de chamboulements comme des aigreurs, des nausées et, à l’inverse de ce que l’on pourrait penser, une réduction de l’appétit. Bien que certaines femmes ne ressentent aucun de ces symptômes et au contraire ont un appétit accru, elles font figure d’exception. Au niveau physique, on note le développement brutal des seins qui vont devenir tendus et un peu douloureux.

Une immobilisation salutaire
Au tout début d’une grossesse, des saignements peuvent apparaître, signe possible d’une grossesse qui n’est pas encore bien collée à l’utérus. Si l’examen confirme ce décollement, un traitement adapté sera mis en place, le repos sera de rigueur voire même une immobilisation afin d’éviter la fausse couche. Le degré d’immobilité dépendra bien sûr de l’intensité du décollement. A la fin du premier trimestre, si tout est rentré dans l’ordre, la future maman pourra reprendre son activité habituelle.

Les risques de trisomie 21, un dépistage en étapes
1. L’échographie du premier trimestre permet de mesurer la clarté nucale (épaisseur de la nuque) qui est corrélée avec la longueur crânio-caudale (longueur de l’embryon). Cet examen permet d’évaluer le risque qui, au-delà de 3 mm d’épaisseur, est à prendre sérieusement en considération.
2. Le prélèvement sanguin permet, entre autres, de déceler le marqueur de trisomie 21 (le prélèvement est réalisé entre 11 semaines et 13 semaines + 6 jours d’aménorrhée). Si le risque est faible, la surveillance se fait par échographie. S’il est élevé, mieux vaut réaliser une amniocentèse. A noter qu’aujourd’hui, il existe aussi un examen sanguin beaucoup plus sensible qui permet d’analyser les chromosomes de l’embryon à travers le sang maternel. Il assure une meilleure approche de la trisomie 21 mais aussi des trisomies 13 et 18.

L’échographie du premier trimestre, un grand événement
– Elle confirme l’évolution favorable de la grossesse.
– L’échographie de mini-morphologie assure la présence des quatre membres, du placement correct des organes, de la régularité des contours de la boîte crânienne.
– Elle précise la datation de la fécondation à 3-7 jours près (utile en cas de cycles irréguliers ou d’oubli de la date des dernières règles), et donc la date présumée de l’accouchement.
– Il permet d’évaluer le risque de trisomie 21, l’une des anomalies chromosomiques les plus fréquentes, dépistées durant le premier trimestre.