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La sédentarité et l’addiction aux écrans, tout particulièrement chez les enfants, sont les grands fléaux de ce 21e siècle. Leurs effets délétères sur la santé ainsi que sur le développement social et intellectuel inquiètent les enseignants et les psychologues. Une excellente raison de faire du sport, souligne Alexandre Kodzo, coach sportif. Et en famille, c’est encore mieux!

Texte Michèle Desmottes · Photos DR

 

 

Nous sommes entrés dans «l’ère du digital». La surexposition aux écrans est le nouveau fléau. Voilà le sujet majeur dont il faut débattre et qui doit nous encourager à valoriser encore plus la pratique sportive.

 

Quel est l’avantage de faire du sport en famille?
J’y vois trois bienfaits, outre celui de permettre à chacun de se dépenser. Tout d’abord, le sport en famille renforce les liens entre parents et enfants. La joie ludique du sport, associée à un moment de détente, souvent riche en éclats de rire, renforce la complicité plus sûrement qu’une soirée télé! Cette pratique développe aussi le sentiment de reconnaissance et de confiance de l’enfant. Aux yeux de celui-ci, ses parents représentent le modèle, l’autorité inaccessible à laquelle il se fie, mais avec laquelle il ne collabore jamais vraiment d’égal à égal… sauf dans le cadre sportif! Enfin le sport offre la possibilité d’inculquer des valeurs de façon ludique, notamment le sens de l’entraide, du collectif, du dépassement de soi, de l’effort… Sur un vélo ou dans le jardin, un ballon aux pieds, le message passe beaucoup plus facilement!

Comment commencer à intégrer une activité sportive dans l’agenda?
Pour bien démarrer, il faut bien sûr que les parents soient eux-mêmes convaincus des bienfaits du sport et qu’ils donnent l’exemple. Ils veilleront aussi à échanger en famille sur les envies de chacun, en essayant de les réaliser de manière plus ou moins égalitaire.
N’oublions pas que les enfants, par mimétisme, sont tentés de pratiquer la même activité que les copains de l’école. Ils sont dans une période dite «de butinage». Parfois, il vaut mieux accepter en passant un contrat moral par lequel l’enfant s’engage à être assidu tout au long de l’année.

Faut-il être exigeant dès le départ?
Il est important d’être patient et flexible. «Qui va piano, va sano» dit le proverbe. Je préconise de mettre en place des activités de manière graduelle en termes de difficulté et d’intensité. Personnellement, je privilégierais, dans un premier temps, la prise de plaisir et j’intègrerais au fur et à mesure la compétition qui développe d’autres valeurs et requiert plus de rigueur et de discipline, en allant vers des activités ou des situations, éventuellement simplifiées, conduisant à la réussite.

En principe, combien de temps devrait-on consacrer au sport par semaine?
Il n’y a pas de «règles» proprement dites. Cependant, pour obtenir des résultats probants, il faut compter au minimum 3 séances hebdomadaires d’une heure, de manière régulière et constante. Quant aux enfants, l’OMS recommande une heure par jour d’activités sportives.

Quel sport préconiser lorsque son enfant est en surpoids?
On rappellera que, par nature, les enfants aiment jouer et se dépenser. Ils doivent donc prendre plaisir à bouger. La notion de plaisir est primordiale. Il faut aussi éviter toute discipline où l’enfant pourrait être confronté à un échec ou être jugé par les autres. La natation est un très bon sport, les règles de la physique étant ce qu’elles sont, quand un corps est immergé dans l’eau, il ne pèse plus que 10% de son poids. Vous êtes donc presque comme sur un nuage, un vrai bonheur!