fbpx

Bien ancré dans le milieu professionnel, le mot «stress» a désormais fait son entrée dans les cours d’école. Un phénomène nouveau ? Non, mais il s’accentue dangereusement. Comment identifier le stress chez l’enfant ? Quand réagir ? Comment intervenir ? Conseils de base.

Texte Wissal Faris

 

Bon stress, mauvais stress?
Un stress modéré peut jouer un rôle positif dans le développement de l’enfant (comme dans nos vies d’adulte) certes, mais un stress répété ou chronique peut avoir des effets dévastateurs, surtout quand il apparaît à un très jeune âge (de plus en plus d’écoliers du primaire souffrent de stress de la performance).
Si l’école devient synonyme d’angoisse, il y a danger.

Les signes du stress associé à l’école
Les enfants ne sont pas toujours en mesure de verbaliser ce qu’ils ressentent, ils manifestent leur mal-être par une multitude de signes physiques et émotionnels qui sont soudains et inhabituels (problèmes de sommeil ou cauchemars, maux de ventre ou maux de tête fréquents ; perte d’appétit ; isolement ; irritabilité croissante et comportements agressifs ; manque d’hygiène ; comportements régressifs comme sucer son pouce ou faire pipi au lit.
Il faut réagir immédiatement.

A la maison, respecter une routine et calmer le rythme
Les enfants se sentent plus en sécurité lorsqu’ils suivent un horaire fixe. En cas de changement dans l’emploi du temps, avertissez-le à l’avance. Et si votre famille est toujours sur la brèche, réservez-lui des moments de calme : un bon bain, le rituel d’une histoire avant de dormir,…

Parler à son professeur
Souvent, le professeur peut transmettre de précieuses informations au sujet de relations problématiques avec des camarades de classe, de difficultés d’apprentissage ou d’un esprit de compétition excessif. Des facteurs de stress.

Faire appel à un tiers
Si le stress persiste, faites intervenir un coach ou mieux un psychologue. Il saura libérer la parole et aider à démêler les noeuds du problème.

Ne pas hésiter à changer d’école
C’est parfois obligatoire. Certains enfants ne peuvent gérer un esprit de compétition qui convient parfaitement à d’autres. Mais avant de l’inscrire dans une autre école, expliquez-lui bien qu’il ne s’agit pas d’un échec.
Il s’agit ni plus ni moins que de se tourner vers une méthode d’enseignement différente qui lui permettra de s’épanouir et de réaliser tout son potentiel.

Impératif numéro 1 : parler
Passez en revue avec votre enfant une journée typique à l’école en essayant de savoir ce qui représente ses plus grandes craintes et abordez ses soucis ouvertement et honnêtement.

Impératif numéro 2 : bouger, éliminer les tensions
Faites de l’exercice ensemble. Des cours de judo, de foot, de basket,… lui permettront aussi de décompresser, d’évoluer dans un autre environnement, avec d’autres camarades et d’acquérir de nouvelles compétences qui devraient accroître sa confiance en lui.