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Un vrai cauchemar ! Voilà ce que vivent les parents face à un bébé qui convulse. Que faire ? Comment s’y prendre ? Et qui contacter ? Nous avons posé ces questions à notre expert et en voici les réponses…

Texte damia mouandir

 

En entendant parler de convulsion, on se dit généralement que ça n’arrive qu’aux autres. C’est faux ! La convulsion fébrile peut toucher n’importe quel enfant qui subit une montée rapide de fièvre. Mieux vaut donc s’armer et connaître les gestes essentiels à adopter en cas de crise.
Tout d’abord, gardez à l’esprit que la crise est le plus souvent brève et s’amende spontanément en moins de cinq minutes. Alors, aussi impressionnante qu’elle soit essayez de gardez votre calme. Demandez à une autre personne de contacter le médecin traitant de l’enfant et agissez au lieu de paniquer. Suivez les instructions du pédiatre et si vous n’arrivez pas à le joindre, pensez à déplacer les objets dangereux et à allonger le bébé sur le côté. Par contre, il est inutile et nocif d’essayer d’empêcher les mouvements qu’il fait involontairement au cours de la crise. Et une fois la crise passée, il faut laisser l’enfant au calme, allongé sur le côté, en restant à son chevet et en veillant à ce qu’il ne soit pas gêné pour respirer. Par contre, ne négligez aucun moyen pour faire baisser la fièvre.
Le médecin appelé ou consulté pendant ou après la crise peut décider de faire hospitaliser l’enfant pour déterminer la cause de la montée de fièvre. Une fois le diagnostic établi, il peut faire une ordonnance de Valium intrarectal à administrer en cas de nouvelle convulsion. Il s’agit là d’une mesure purement préventive puisque dans la majorité des cas, la crise convulsive ne se répète pas.

les convulsions fébriles en chiffres :
– Chez le bébé, la majorité des convulsions sont en rapport avec une fièvre, surtout entre six mois et trois ans.
– Dans une proportion relativement importante de cas (25 à 40%) d’autres membres de la famille ont eux-mêmes présenté des convulsions fébriles dans leur enfance.
– Un tiers des enfants qui ont fait une convulsion fébrile récidivent et 9% font au moins trois crises.
– Le risque de récurrence des crises est plus élevé s’il existe des antécédents familiaux de convulsions et que la première crise a eu lieu avant l’âge d’un an.
– 75% des récidives se produisent dans l’année qui suit la première crise et 90% dans les deux ans.

 

Dr Abdelhak Zakir, pédiatre.
L’avis de l’expert :
«Il n’y a pas de traitements directs à la convulsion»

Comment réagir en cas de crise?
Il faut avoir de bons réflexes : placer l’enfant sur le côté, ne rien lui mettre dans la bouche et attendre que la crise passe. Il faut s’attendre à ce que l’enfant fasse des mouvements brusques et que ses yeux se révulsent. Il peut arriver qu’il bave ou perde connaissance. La crise ne dure pas plus de 2 à 3 minutes.

Que se passe-t-il ensuite?
Après la crise, l’enfant est fatigué et a une respiration rapide, il reste hypotonique avant de commencer à récupérer lentement.
Il n’y a pas de traitements directs à la convulsion, par contre, il est impératif de lutter contre la fièvre. Il faut donc administrer à l’enfant un antipyrétique, mais, pas par voie orale.
Il est préférable que ce soit des suppositoires accompagnés de moyens physiques simples (compresses d’eau fraîche sur le front, vinaigre sur les pieds).
Contacter le médecin traitant de l’enfant et le conduire à la clinique ou l’hôpital pour éliminer toute infection.