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Les visites chez le médecin se font plus fréquentes en hiver, et pour cause. Baisses des températures, «chaud/froid» et pics de pollutions sont mis en cause. Si la plupart des bobos de l’hiver peuvent guérir en quelques jours, d’autres demandent plus de temps pour disparaître. Focus sur quelques petits et gros maux de l’hiver.

Texte Dorothée Paz

 

Le rhume, la maladie de l’hiver !
Il désigne une infection des fosses nasales. Le plus souvent, il est dû à un virus.
On parle alors de choriza grippal.
Les symptômes ressemblent effectivement à ceux de la grippe, très atténués : fièvre, yeux larmoyants, fatigue, courbatures. Avec en prime le nez qui coule.

Rhinite, rhinopharyngite, bronchite, et cie …
Ces bobos aussi font partie des grands classiques de l’hiver. Très fréquents chez nos petits, ils s’accompagnent d’inflammations des voies respiratoires, de toux sèches ou grasses, avec ou sans fièvre. Une fatigue plus ou moins importante peut également se manifester et rapidement laisser nos enfants abattus.
Mais si c’est viral, les antibiotiques ne feront qu’illusion et ne pourront qu’à terme affaiblir le système immunitaire du petit malade.
D’où l’importance de consulter dès les premiers symptômes.

Comment réagir ?
La première chose à faire est de nettoyer le nez systématiquement avec du sérum physiologique, de préférence avec des dosettes à usage unique et ce, dès la naissance et jusqu’à l’âge de 4/5 ans. Après, on peut passer à la version spray. Le but est de ne pas laisser le foyer infectieux se développer et descendre plus bas, dans la gorge et les bronches.

Et la bronchiolite, est-ce toujours grave ?
Pas si le diagnostic est posé à temps. Elle peut être légère si elle accompagne une poussée dentaire. Mais cette inflammation des bronchioles due à un virus peut être plus redoutable quand elle entraîne une détresse des voies respiratoires chez le nourrisson ou le petit enfant. Et à ce stade, l’hospitalisation peut vite devenir nécessaire.

Un terrain favorable à la bronchiolite ?
Des antécédents allergiques comme l’asthme, les rhinites allergiques, les conjonctivites allergiques et une sensibilité à la pollution favoriseraient les bronchiolites. D’autant plus si la maman est directement concernée par ces fragilités.

Attention aux otites ! C’est de saison !
L’otite est également très fréquente : le conduit auditif est très proche des voies respiratoires, surtout chez les enfants : si les sécrétions remontent, elles vont infecter l’oreille moyenne. Des douleurs très fortes dans l’oreille atteinte et une fièvre plus forte que pour le rhume «classique» sont les symptômes les plus évidents. Mais contrairement au rhume, l’otite en elle-même n’est pas contagieuse.

La kiné respiratoire ?
Amal Lahlou Mimi, pédiatre, nous en dit plus…
«Elle peut être nécessaire mais elle doit être pratiquée à bon escient et surtout au bon moment, une fois que la détresse respiratoire est passée. Si la toux est sèche, cette technique peut aggraver l’état respiratoire. Ces manipulations sont prescrites quand il y a des sécrétions importantes, dès lors qu’il y a un encombrement.»