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Connaître les dangers de certains médicaments pendant la grossesse est une nécessité surtout quand il en va de la santé du fœtus. Si certains sont strictement interdits depuis la conception jusqu’au terme de la grossesse, d’autres peuvent être pris avec précaution et à des moments précis. Souvent, on découvre ces nouveaux interdits, une fois enceinte. Mieux vaut aborder la question avec son gynéco, si possible dès la consultation pré-conceptuelle.

Texte Dorothée Paz

 

Quelles conséquences pour maman et pour bébé ?
Certains médicaments peuvent provoquer des malformations sur le fœtus ou l’embryon. La période la plus sensible correspond aux deux premiers mois pendant lesquels les organes se forment.
De nombreux médicaments peuvent passer dans le sang du fœtus au niveau du placenta, ce dernier permettant les échanges mère-enfant.

En effet, cette barrière est perméable à l’oxygène et aux nutriments, mais également à certains médicaments.

Pas d’anti-inflammatoires pendant la grossesse !
En cas de fièvre, maux de tête, douleurs dentaires, la prise d’anti-inflammatoires est si banalisée que l’on croit ce geste anodin.
Cependant, l’aspirine et l’ibuprofène peuvent se révéler nocifs pour bébé. Même les anti-inflammatoires «non-stéroïdiens» sont à exclure.
Si quelques prises peuvent être tolérées en début de grossesse, avis du médecin à l’appui, elles seront à exclure à partir du sixième mois de grossesse.

Ne jamais prendre un médicament sans avis médical :
Même si ce médicament est vendu sans ordonnance. Attention : un médicament qui vous a été autorisé en début de grossesse peut éventuellement être contre-indiqué lors des derniers mois. Il faut éviter toute automédication une fois enceinte.

Pas d’huiles essentielles les trois premiers mois !
Si l’aromathérapie est efficace, elle peut s’avérer dangereuse pour le fœtus car les huiles essentielles risquent de passer à travers le placenta. Elles représentent un danger dans la formation de bébé et peuvent également être la cause de fausses-couches. A partir du 4e mois, l’utilisation de certaines huiles essentielles sans molécule toxique pour maman et bébé peut être envisagée. Notamment pour soulager les nausées, les insomnies, et prévenir le baby-blues. Mais uniquement en accord avec son médecin.

Eclairages :
Ce qui est à proscrire dans votre boîte à pharmacie :
Les antalgiques : anti-inflammatoires non stéroïdiens à base de codéine.
Les antihistaminiques sédatifs (surtout les trois premiers mois).
Le vaccin contre la rubéole.
Les traitements contre l’acné sévère.
Les traitements contre le psoriasis.

L’avis de l’expert
Abdelfettah Rouissi, pédiatre.
On mise sur l’homéopathie !
En dehors de quelques rares exceptions, l’utilisation des médicaments chez les femmes enceintes présente des risques pour la poursuite de la grossesse et/ou le bon développement du bébé. A contrario, l’homéopathie ne souffre d’aucune contre-indication et n’engendre aucun effet secondaire ou accoutumance.
Ainsi l’homéopathie peut aider à surmonter l’ensemble des maux qui jalonnent les neuf mois de la grossesse : problèmes digestifs, circulatoires, hormonaux, psychiques, etc.