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Encore peu connue du grand public, la fasciathérapie est pourtant une thérapie qui cible l’un des éléments fondamentaux de notre organisme. Avec Nabil Berrada, ostéopathe et fasciathérapeuthe, on tente de mieux cerner l’implication de ces tissus et surtout les bienfaits découlant de leur manipulation douce.

Recourant au toucher des fascias, cette thérapie a été initiée dans les années 1980 par l’ostéopathe Danis Bois. Au travers de sa pratique et d’une observation minutieuse des réactions de ces tissus conjonctifs, il a pu déceler différents gestes et micromouvements capables d’impacter positivement sur l’amplitude articulaire, l’élasticité ou les douleurs.

Un rythme à respecter

Thérapie basée sur l’écoute du corps à travers le toucher, la fasciathérapie donne accès au praticien à différents dysfonctionnements de l’organisme. Devant impérativement s’aligner sur le rythme particulier du corps qu’il a entre les mains, le praticien effectuera des micromouvements très rigoureux et profonds capables d’atténuer les crispations de certains fascias. Présentes sur l’ensemble des muscles, des organes mais aussi des articulations, ces bandelettes tissulaires participent à la biomécanique du corps par leur implication dans le glissement des différents plans musculaires. Elles ont également un très grand impact sur le flux nerveux.

Des ressources multiples

Impliquant tant les ressources organiques que psychiques, cette méthode gestuelle douce assure un traitement des douleurs (maladies rhumatismales, arthrose, lombalgie, entorse…), mais également des dysfonctionnements liés aux pressions et aux chocs psychiques. L’ensemble des traumatismes physiques ou psychiques, de même qu’un stress prolongé entraînent une contraction ou une rétraction des fascias. Celles-ci provoquent mal-être et douleurs dont de très fréquents troubles digestifs, mais aussi une fatigue généralisée, des insomnies, des maux de tête à répétition, des courbatures au réveil, etc. Plus encore, la thérapie des fascias peut apaiser les symptômes liés à des troubles gynécologiques comme l’endométriose, le syndrome des ovaires micropolykystiques ou la fameuse colopathie fonctionnelle dont les causes sont encore floues. Notons également qu’elle permet aux femmes enceintes de pouvoir soulager les différents bobos ponctuant leur grossesse. Enfin, les enfants, depuis leur jeune âge, peuvent être suivis par un fasciathérapeuthe dans le cadre d’hyperactivité, de coliques ou encore de problèmes de sommeil.

UNE SÉANCE, EN BREF …

D’une durée pouvant aller de 30 à 45 minutes, la première séance débute immanquablement par une discussion entre patient et praticien. – L’anamnèse passée (historique du corps), le praticien va confirmer certains dysfonctionnements évoqués par le patient de même qu’il va pouvoir en souligner les causes et les implications par le toucher, tout en continuant la discussion. – A la fin de la séance, des corrections, des exercices et gestuelles spécifiques sont préconisées par le praticien.